Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°6783 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
(29) Environnement, Vers le cap de 90 % de l'azote résorbé : La Chambre demande un peu d'air pour plus de compétitivité
 
À la veille du bouclage des dossiers du PMPOA 2 – et de la fin de la première mandature Jaouen –, la Chambre d'agriculture du Finistère a établi un bilan chiffré de la mise aux normes des exploitations finistériennes.
Ce bilan montre "l'engagement important de la profession", insiste J. Jaouen qui s'appuie sur les données de ses services. "4 520 dossiers PMPOA 1 et 2 ont été déposés par les agriculteurs du Finistère. Ce qui a généré d'importants travaux dans les exploitations. En moyenne, chaque agriculteur a investi 53 500 ? pour se mettre aux normes, avec un taux moyen de subvention de 30 %. Et même si ces investissements ont permis d'améliorer les conditions de travail, ils ont surtout été dirigés vers l'environnement".
Plus de 10 000 tonnes "éliminées"
"À ce jour, poursuit André Paul, élu de la Chambre représentant la profession au Coderst (ex-CTH), l'objectif de résorption de 15 107 tonnes d'azote est atteint à 90 %". Il explique : "Ce chiffre est obtenu en additionnant le bilan officiel de l'administration (68 %), les stations en construction et en projet (6 %) et la prise en compte de l'évolution des cheptels (12 à 15 %)».
Le traitement de lisier représente un bon tiers de la résorption. "176 stations individuelles fonctionnent dans les élevages porcins. Quatorze stations collectives regroupent 71 éleveurs", chiffre André Sergent, président de la commission environnement. Quand on fait le total, on s'aperçoit en fait que près d'une station porcine sur deux est dans le Finistère. Sans oublier 22 stations de compostage et de séchage qui sont en fonctionnement en volaille.
Bref, pour la majorité en place à la Chambre, le compte y est presque. "Dix cantons auraient d'ores et déjà atteint leur objectif : Taulé, Plouzévédé, Brest, Châteauneuf-du-Faou, Landerneau, Pont-Croix. Auxquels il faut rajouter : Scaër, Quimper, Plogastel-Saint-Germain et Morlaix qui ont passé le cap des 100 % ", citent les élus.
Une observation plus fine des données met en évidence la forte contribution de la production bovine (- 1 656 tonnes d'azote sur 5 ans) et de la production de volailles (1 166 tonnes) au niveau de la résorption. Les élus ne manquent pas de rappeler que cette diminution de cheptel signifie aussi une baisse d'activité agricole dont personne ne devrait se réjouir. "De 1996 à 2005, toutes les livraisons de denrées agricoles, à l'exception du lait et du porc, ont diminué. On ne peut pas ignorer les conséquences sur l'emploi", fait observer J. Jaouen à l'intention des politiques.
"Nous demandons un peu d'air"
Au regard des chiffres de la résorption d'azote (10 236 t), "du montant colossal investi : 297 millions d'euros dont 213 millions à la charge des éleveurs", le président de la Chambre demande que "l'on reconnaisse les efforts faits par les paysans. On nous a souvent reproché d'avoir engagé beaucoup d'argent pour rien, mais les chiffres nous montrent le contraire".
André Paul prend le relais : "Il faut donner un peu d'air pour permettre, notamment à des agriculteurs de 35-40 ans souvent bloqués depuis 10 ans, de se développer. Il en va de la rentabilité de leur exploitation et plus largement de la compétitivité de l'agriculture".
Reste à présent à savoir si ces arguments convaincront les politiques et l'administration. Rien n'est moins sûr. Et c'est sans compter sur les associations écologiques qui ne faciliteront pas la tâche. La semaine dernière, l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes relatif à l'élevage morbihannais de F. Le Calvé augure des difficultés à venir sur ce sujet. Même si les arguments invoqués par les juges pour prendre leur décision sont pour le moins discutables. Pour Jacques Jaouen, cet arrêt est d'ailleurs qualifié de "choquant".

Didier Le Du




Le Gaec de Ménez Avel, à Plouguin : 80 000 euros d'investissements

Le Gaec de Ménez Avel est un des plus anciens du département. Aujourd'hui, deux couples – Alain et Brigitte L'Hour ; Bernard et Laurence L'Hour – travaillent sur cette exploitation laitière (250 000 L de quota) et porcine (130 truies Naisseur-engraisseur).
Comme beaucoup de fermes finistériennes, celle de la famille L'Hour s'est adaptée au fil des ans pour répondre aux objectifs de revenu des deux couples. Les 25 vaches laitières de 1977 sont passées à 35 ; les 56 truies de 1982 ont été portées à 130 en 1995. En 2005, le rapatriement d'un engraissement extérieur s'est accompagné de la construction d'un bâtiment neuf de 350 places de charcutiers.
Intégrable au PMPOA 1, l'exploitation a réalisé son premier Dexel en 1996. Mais en 1999, la nouvelle réglementation, fixant l'obligation de traitement à partir de 12 500 unités d'azote, oblige les éleveurs à revoir leur dossier. Puis, c'est l'implication dans les projets Valouest et Comethe qui ne déboucheront jamais sur une solution.
En 2005, un avenant au projet Dexel initial prévoit l'adhésion du Gaec de Ménez Avel, avec 5 autres exploitants, à la station biologique semi-collective de Kerzédoc. "Une fosse de 300 m3 est construite pour le stockage du lisier en attente d'être transféré à la station de traitement", explique Bernard, soulignant aussi la mise en place de l'alimentation biphase et d'un projet agronomique.
Depuis mai dernier, cet élevage s'est engagé dans le traitement de 2 300 m3 de lisier par an. "La part du Gaec dans la station semi-collective est de 13,9 %, soit 97 370 Euros, indique Alain. Quand on ajoute l'investissement dans la fosse (13 000 euros) et dans l'équipement biphase (21 600 euros), cet élevage a investi en tout 131 800 euros dont 87 070 euros à sa charge (79 000 euros si la subvention attendue pour la mise aux normes est obtenue).

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 22 au 28 Décembre 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)