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Il n'y aura pas d'augmentation des impôts du département en 2007. C'est ce qu'a précisé Jean-Louis Tourenne le président du Conseil général en présentant les grandes orientations budgétaires pour l'année à venir. Les contribuables apprécieront.
Même si l'agriculture ne relève pas directement de la compétence du département, elle occupe une place suffisamment importante pour bénéficier d'un soutien. Le Conseil général va poursuivre son soutien aux installations sur des systèmes durables et des projets de diversification. En 2007, il est prévu de réviser les dispositifs qui favorisent les systèmes économes en intrants, et de favoriser les projets qui permettent des économies ou la production d'énergie. À ce sujet, le département va faire rouler une partie de sa flotte de cars au biocarburant avec la création d'un filière départementale.
Le département entend aussi poursuivre son effort en faveur de la mutualisation des moyens matériels et humains (groupements d'employeurs, achat de matériel en commun…). Plusieurs outils accompagnent la filière lait-viande : restructuration parcellaire, démarches qualité, systèmes économes, diagnostic "Avenir lait"… Ces soutiens à l'agriculture devraient évoluer avec les premières propositions qui seront faites par le Comité consultatif Agriculture. Il a déjà travaillé sur l'autonomie de l'exploitation, le foncier et l'énergie.
Le PAD en question
En marge des questions budgétaires, le Conseil général va être conduit à donner un avis consultatif sur le nouveau PAD (projet agricole départemental). Il a toutes les chances d'être négatif. Le PAD au travers de la grille d'équivalence fixe les orientations de l'agriculture départementale. Ce qui est proposé : les prix baissent, il faut produire plus. "Il diverge du projet stratégique du Conseil régional", estime le président. Ce projet stratégique inclut l'installation, la baisse des charges, l'environnement et la pluriactivité.
Les objections viennent surtout de la forte augmentation des seuils qui va réduire les prélèvements et donc la réserve tout en augmentant le nombre de bénéficiaires. En mettant une barrière plus élevée, l'installation va être découragée et les exploitations vont grossir. Par ailleurs, Louis Dubreil, vice-président en charge de l'agriculture, estime que "la révision est prématurée : 2007 apportera des précisions sur le développement rural, il n'y a pas eu de bilan du précédent PAD, la grille ne tient pas compte des productions à valeur ajoutée, de la baisse des intrants, du niveau de DPU acquis". Point positif cependant : la prise en compte des salariés. Ensuite, il reviendra au préfet de valider ou non le PAD dans sa version actuelle.
Paul Chauvin
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