Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
(56) FDSEA-JA : Les éleveurs s'invitent à la préfecture
 
Nous considérons que seuls les élevages de plus de 250 truies peuvent supporter économiquement les investissements liés au traitement. Or, dans le département, la taille moyenne des élevages est de 160 truies", déclare Laurent Kerlir, président de la FDSEA, qui demande aux pouvoirs publics une adaptation de la réglementation et une prise en compte de la réalité de la résorption.
Trois principales revendications
A défaut de réponse immédiate, les syndicats, qui refusent les mises en demeure de traitement pour les élevages produisant moins de 17 500 unités d'azote, demandent que les réductions d'effectifs (imposés par les services de l'Etat) ne soient que temporaires. "Si l'éleveur réduit ses effectifs, il faut qu'il puisse revenir à son effectif initial quand les calculs de production d'azote auront été actualisés", déclare Thierry Coué, président de la section porcine de la FDSEA.
Les syndicats demandent, en effet, que le recensement des effectifs réalisés par l'observatoire de l'azote, mis en place en 2003 par la Chambre d'agriculture et le Conseil général, soit pris en compte. L'administration se base toujours sur des déclarations théoriques de l'année 2000. Or, d'après les données de l'observatoire, l'azote produit a baissé depuis cette date et les objectifs de résorption ont été dépassés.
Les exploitants demandent également que les agriculteurs reconnus en difficulté financière ne soient pas dans l'obligation de réduire leur nombre d'animaux. "Sur 18 dossiers présentés aujourd'hui au Coderst, 3 sont en dispositif Afea (appui financier aux exploitations agricoles). Il doit y avoir une cohérence, l'administration ne peut pas pénaliser par une baisse d'effectif des exploitants à qui elle octroie des aides publiques dans le cadre du dispositif Afea", poursuit Thierry Coué.
La troisième revendication porte sur les élevages mixtes. "Un exploitant ne doit pas être obligé de traiter si aucun des ateliers ne dépasse 10 000 unités d'azote". Le dossier d'un jeune agriculteur présenté ce jour au Coderst présentait cette particularité : une exploitation moyenne avec quatre ateliers de taille modeste pour laquelle une mise en demeure serait synonyme de difficultés financières.
Convaincre le Comité Eau et Agriculture
"Toutes les décisions sont prises au Comité Eau et Agriculture (CEA) entre les préfets de la région sans concertation avec les agriculteurs", déplore Laurent Kerlir, qui espère convaincre le préfet du bien-fondé des revendications avant le CEA du 22 décembre. Faute de quoi une action juridique ne serait pas exclue.

Bernard Laurent


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Date de l'article : semaine du N° du 8 au 14 Décembre 2006
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