Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ille et Vilaine (35)
(35) Cergiv : Des données issues des deux tiers de la SAU
 
Le revenu du travail par UTH a progressé de près de 50 % entre 2004 et 2005 d'après les comptabilités suivies par le Cergiv. Il n'est cependant que de 15400 euros, soit 1,25 smic net. Pas de quoi pavoiser quand la moitié des agriculteurs n'atteint pas un smic net. Et pourtant ces données ont été acquises avec une conjoncture favorable dans les principales productions. Informer les responsables des organisations professionnelles départementales de la situation des diverses productions a été l'objet d'une réunion organisée par le Cergiv.
Chacun sait que les exploitations s'agrandissent. En dix ans, chacune a augmenté de 11 ha, chiffre fiable puisqu'il porte sur les deux tiers de la surface agricole utile du département. L'exploitation moyenne affiche désormais 56,8 ha, elle est de plus en plus sociétaire (54 %) avec une explosion des Earl. Elle est aussi de moins en moins familiale (mari et femme) avec la progression sensible des exploitations à moins de 1,5 UTH et de celles à plus de 2 UTH (sociétés le plus souvent).
Toujours sur dix ans, les chiffres indiquent que le capital d'exploitation a augmenté de 31 %, soit 290 000 euros de moyenne. Problème, les produits, dans le même temps, n'ont progressé que de 22 %. C'est sans doute une des raisons de l'évolution du taux d'endettement de 49 à 54 %. Lequel varie suivant les exploitations. 5 % ont de graves difficultés, estime le Cergiv.
L'exemple du lait
Le lait est présent dans plus de 7 exploitations sur 10 en Ille-et-Vilaine. Il pèse donc lourd dans les chiffres précédents. Le prix d'équilibre du litre de lait (charges opérationnelles, charges de structure, besoins privés, annuités déduction faite de la vente des réformes, des veaux, des autres marges) se situe en moyenne à 308 euros pour 1000 litres alors que le prix de vente a été de 299 euros. "Cela se traduit par une détérioration de la trésorerie", analyse le Cergiv. Ce n'est pas vrai pour tous les producteurs : le quart les plus efficaces se situe à 270 euros. Sous-entendu, il y a encore des marges de manœuvre. Avec les mêmes données, à partir de 2006 en intégrant les DPU, le Cergiv estime que le prix d'équilibre va se rapprocher du prix de vente.
La réforme de la Pac introduit aussi des difficultés de trésorerie supplémentaires avec 16 à 18 000 euros de recettes différées. C'est le cas de l'aide laitière, de la prime à l'abattage, des primes Scop transformées en DPU et encaissées en décembre. Il faut aussi y ajouter la flexibilité.
Avec les mêmes charges opérationnelles, la marge brute lait baisse de plus de 20 % entre 2005 et 2006 du fait du transfert des aides couplées vers les DPU qui deviennent, de fait, des produits de structure. "Il faudra acquérir de nouveaux repères dans l'analyse des chiffres". C'est une première remarque du Cergiv qui ajoute : "Le résultat final en lait sera assez proche du montant des aides". D'autre part, il n'est pas observé d'économie d'échelle quand la taille augmente, ni de meilleures marges brutes, c'est la productivité de la main-d'œuvre qui fait la différence. Des observations qui doivent susciter des réflexions.

Paul Chauvin


Une présentation des résultats, revue

Les aides PAC découplées, par définition non affectable à une production précise, ont obligé le Cergiv à modifier la présentation du résultat comptable. Désormais une page est affectée aux jachères, engrais verts, mesures agro-environementales, droits à paiement unique. Avec des recettes et également des charges. Des modifications ont été introduites afin de maintenir la comparaison entre les exercices clos avant ou après le 1er mai 2006. Ces modifications vont entraîner des pertes de repères dans les productions concernées par le découplage, avec notamment des baisses très sensibles de marges brutes.

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Date de l'article : semaine du N° du 8 au 14 Décembre 2006
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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