Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°6725 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 17 février 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Ille et Vilaine (35)
(35) Le projet agricole départemental en discussion : Les élus donnent le feu vert au nouveau PAD
 
La PAC change, les consommateurs également. La question de la qualité de l'eau reste, les bioénergies pointent. Le besoin d'un revenu et l'amélioration des conditions de travail demeurent. L'aménagement du territoire est d'actualité comme le renouvellement de la main-d'œuvre. Ce sont quelques-uns des enjeux cités en préambule de la discussion sur le nouveau projet agricole départemental soumis aux élus lors de la session du 24 novembre.
Ses ambitions reprennent pour l'essentiel celles qui ont été adoptées en 2003 : une agriculture bien positionnée compétitive et rentable avec des actifs compétents, une agriculture qui contribue à l'équilibre du territoire et qui est acceptée socialement. On y affiche aussi la volonté d'améliorer la valorisation par le marché en impliquant davantage la profession dans l'organisation. La préservation des paysages est clairement notée comme tout ce qui touche à la qualité de l'eau… Telles sont les contributions des organisations agricoles départementales à ce PAD.
Une nouvelle grille
Sur quelles bases est établie la nouvelle grille d'équivalence adoptée en commission départementale d'orientation de l'agriculture ? Elle part d'un besoin minimum de 18000 euros de revenu par actif. Elle tient compte également de l'amélioration de la productivité de la main-d'œuvre et de l'augmentation des charges de structure. Elle affirme la volonté d'aider à l'installation tout en permettant de conforter les exploitations en place. Les actifs supplémentaires sont mieux pris en compte : 1 pour le premier chef d'exploitation, 0,7 pour le deuxième, le co-exploitant, le 1er salarié, 0,6 pour le conjoint collaborateur ou le 2ème salarié.
Pour Henri Daucé (Confédération Paysanne), "la grille est la seule mesure concrète d'un catalogue de vœux. Avec 30 % de plus en lait, 40 % en porc, 100 % en volaille, c'est d'abord du travail en plus et de la restructuration à marche forcée. Où sont les moyens pour maîtriser les charges de structure, les intrants ? Avec cette grille, on se prive de droits à produire qui auraient pu être redistribués". Réponse de Michel David : "La grille ne peut traduire en totalité les ambitions du PAD, elle n'est qu'un outil de répartition. Rien n'oblige d'ailleurs un agriculteur à être au niveau de la grille". Précision d'Elisabeth Chevrier : "La première grille qui prime reste le quota d'azote/ha".
Frédéric Chevalier (JA) renchérit en soulignant "qu'une seule grille a été proposée" et il se félicite que "l'Ille-et-Vilaine reste le premier département pour l'installation". "Si le choix est pérennisé, il n'y aura pas de souci pour l'installation", ajoute Jean-Luc Fossé. Joseph Chabin (FDcuma) met en garde sur les dérives possibles avec la production d'énergie par les agriculteurs. Sur le sujet, Jean-Luc Bourgeau (Coordination Rurale) insiste sur la vigilance à avoir : "Il faut négocier des prix réellement rémunérateurs pour les agriculteurs".
"Le PAD répond aux besoins de perspectives pour le moyen terme", pour Dominique Trubert. Jean-Michel Lemétayer souligne "qu'un peu d'ambition est nécessaire. Le PAD répond aux attentes du terrain, il est nécessaire d'avoir des marges de manœuvre afin que l'Ille-et-Vilaine reste un des premiers départements agricoles de France". Au final, les élus ont donné un avis favorable à cette nouvelle version du PAD.
Paul Chauvin


Le budget des incertitudes

"Les financements publics diminuent, d'autres sont incertains. Il est nécessaire de comprimer les charges et de développer les prestations de service afin d'être toujours acteur demain pour accompagner les agriculteurs. Nous devons nous adapter". Michel David a ainsi résumé l'esprit dans lequel a été construit le budget 2007. En pratique, la taxe frais de Chambre d'agriculture augmentera globalement de 3,6 % étant entendu que la moitié est constituée des frais d'élection et de la gestion du dossier apprentissage, une nouvelle mission confiée aux Chambres par l'État.


Le vœu sur la mutualisation des DPU rejeté

En s'appuyant sur les conséquences de l'application des DPU calculé sur une base historique : distorsion de concurrence, valeur marchande attribuée aux DPU et en rappelant la position de la Chambre régionale d'agriculture en 2003 sur la mutualisation, Henri Daucé (Confédération Paysanne) a proposé de revaloriser les DPU les plus faibles. Il a demandé une évolution des aides vers la mutualisation avec un maxi et un mini par actif pour favoriser l'installation.
Gilles Guillomon (FDSEA) s'est attaché à démonter point par point l'argumentaire. Les DPU ont leur origine dans une baisse des prix décidée par l'Europe non cautionnée par la FNSEA. Avant de mutualiser les seuls DPU, il faudrait mettre toutes les aides au pot commun. La FNSEA a fait le nécessaire pour que les DPU soient non marchands. Le recouplage de certaines productions va permettre de maintenir des actifs. En plus, les textes européens ne permettent pas de tenir compte des actifs. Par ailleurs, le syndicaliste reproche à la Confédération de ne pas être intervenue sur le sujet en novembre 2003 en session de Chambre et également d'avoir omis, en citant la Chambre régionale, que sa position adoptée précisait qu'il fallait du temps pour aboutir à la mutualisation. On n'y est pas encore. Le vœu restera donc dans les cartons.


Michel David,
commandeur du mérite agricole

Jean Daubigny préfet et Jean-Michel Lemétayer président de la FNSEA se sont partagés une tâche agréable, celle de remettre à Michel David président de la Chambre d'agriculture d'Ille-et-Vilaine, la cravate de commandeur du mérite agricole, le grade suprême de cet ordre.
"Homme de conviction, fonceur, au service des autres, pionnier chez lui dans la diversification (Salers, kiwis, accueil)", a souligné Luc Guyau dans un message lu par Jean Salmon. "Paysan, militant et dirigeant" ont été les trois qualificatifs que lui a adressé Jean-Michel Lemétayer. Paysan avec l'amour de la terre, la passion du métier, la ténacité, la volonté de faire évoluer son exploitation. Militant, Michel David l'a été très tôt au MRJC puis chez les Jeunes Agriculteurs et à la FDSEA tant au niveau local, que départemental et national. Dirigeant, Michel David a assumé la présidence de la Chambre pendant 13 ans. "Il a su faire avancer l'agriculture départementale avec son honnêteté, son intégrité, son respect des autres. Une fierté pour tous".

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Décembre 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



La révolution rurale des années 60





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12487 depuis 1997)