Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Finistère (29)
(29) Le Finistère agricole vu par le DDAF :
 
La mise en place des DPU a été le gros dossier de ces deux dernières années. Comment percevez-vous l'application de cette réforme dans le département ?

7 225 dossiers Pac correspondant à 11 4498 dossiers DPU ont été réceptionnés par les services de la DDAF. Le montant annuel de l'aide découplée s'élève à 97 millions d'euros auxquels s'ajoutent 25 millions d'aides couplées. Ces sommes ne sont pas sans incidence sur le revenu de la ferme Finistère.
Je voudrais par ailleurs rappeler que dans le département, 20 % des agriculteurs les mieux dotés en primes Pac perçoivent un peu moins de 50 % des aides contre un rapport de 20/80 au niveau national. Cela signifie que les aides sont mieux réparties chez nous.

On a reproché à la DDA d'être tatillonne sur la largeur des talus. Ce dossier est-il en passe d'être réglé ?

Dire que les contrôleurs défalquent les superficies surplombées par les arbres est parfaitement inexact si ces surfaces sont réellement utilisées : exemple, par le pâturage.
À ce titre, je tiens à souligner les propos inadmissibles de quelques rares responsables agricoles évoquant le "zèle absurde" des contrôleurs. Heureusement, il ne s'agit pas de la position des principaux responsables agricoles départementaux avec qui la concertation et le dialogue prévalent toujours.
Au-delà de cet aspect, le problème tient beaucoup plus à la "sur-déclaration" des surfaces fourragères. En effet, en zone laitière, les exploitations agricoles ne percevaient pas ou très peu de primes animales avant l'instauration de l'aide directe laitière. Par commodité, l'agriculteur déclarait une surface fourragère égale à sa SAU cadastrée, déduction faite des surfaces céréalières mesurées. Ces surfaces fourragères n'étaient pas contrôlées car elle ne constituaient pas le support de primes. Ainsi, les bosquets, chemins d'exploitation, friches, zones humides à molinie ont pu être maintenus dans la surface fourragère. Ceux-ci ont été pris en compte comme surface de référence 2000-2002 (terre admissible), mais ne peuvent en réalité activer des DPU en 2006. À surface inchangée depuis 2000, l'agriculteur voit ainsi se réduire le nombre de DPU activables.
Aujourd'hui, je puis confirmer qu'une solution compatible avec les règlements européens de la Pac a été actée par le ministère. Cette solution règlera 98 à 99 % des dossiers.

Fallait-il accélérer la "restructuration" ou la "structuration" – c'est selon – de l'élevage laitier ?

L'adoption ministérielle du projet finistérien de transfert de quotas laitiers sans agrandissement foncier (TSST) représente 10,8 millions de litres libérés par 83 producteurs, soit seulement 1 % du quota finistérien. Parallèlement, 400 exploitations pourront bénéficier de 20 000 litres chacune contre un montant de 0,15 euro/litre. Le dispositif calqué sur le même principe que celui des échanges de droits vaches allaitantes me semble intéressant pour conforter des exploitations et préparer l'avenir.

Trois ans après, où en est le plan structurel légumes ?

Ce plan conçu dans le prolongement de la dernière crise choux-fleurs est doté de 1,9 million d'euros. Il permet le financement public des équipements nécessaires à la démarche qualité, au développement des niches de produits, etc.
Ce plan est complété par l'élaboration du projet de fonds de mutualisation de gestion des crises. La gestion préventive des crises a été en effet inscrite dans l'accord sur la réforme de la Pac de 2003. Quant à la réforme de l'OCM fruits et légumes par la commission européenne, elle est en cours.

Que pensez-vous de l'engagement des éleveurs au niveau de l'environnement ?

Fin 2006, la résorption des excédents azotés sera de l'ordre de 70 %. 300 exploitations traitent leurs excédents. Un regret fort cependant : la quasi-impossibilité de concrétiser quelques grandes stations collectives qui constituaient à mes yeux une réponse dans les secteurs agricoles à forte densité d'exploitations de taille moyenne. Je pense notamment à LSE, à Lannilis.

Ces bons résultats vont-ils permettre de donner un peu d'air en Zes ?

Ce n'est pas à moi d'ouvrir le dossier. Ce que je peux dire, c'est que la restructuration externe des élevages concerne déjà 400 dossiers dont 312 ont reçu un avis favorable au niveau de la CDOA. La restructuration externe devrait permettre de créer 140 000 places de porcs charcutiers sur les 400 000 places manquantes en 2001.

La maîtrise de l'emploi de produits phytosanitaires prendra le "relais" des nitrates ?

C'est un des grands dossiers des années à venir. Pour l'instant, le lancement du plan végétal pour lutter contre les pollutions par les produits phytosanitaires a été centré sur la zone légumière en 2006. Il s'agit de subventions (à 40 %) aux investissements sur les outils de pulvérisation et de désherbage mécanique.

Est-il facile de travailler en Finistère quand on est soi-même Finistérien ?

J'avoue qu'après avoir passé 10 ans en Anjou, j'avais un peu oublié la tonicité du Finistérien. Quelle surprise de constater le caractère frontal des discussions, allant jusqu'à adopter une position de refus comme point de départ de négociation…
Mais au-delà de ce trait de caractère bien trempé, j'ai trouvé des Finistériens avec un tempérament de battant, accrocheur, avec un culte de la valeur "travail" et de la réussite par le travail. Des Finistériens ayant une capacité à concevoir des projets et une réelle capacité à innover. C'est aussi cela qui rend le département particulièrement attractif.

Recueilli par D. Le Du


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Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Décembre 2006
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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