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On ne dit plus C.E.R. en épelant chaque lettre du sigle. Depuis le 1er octobre dernier, on lit et on dit "Cer" France Finistère. Mais au-delà de ce changement de prononciation, c'est une petite révolution que vit le centre d'économie rurale, créé en 1952 sous l'impulsion de Jean Miossec et propulsé en 1968 par l'application de la TVA en agriculture.
"Résolument attaché au département"
Aujourd'hui, ce centre de gestion profite de la réforme des professions comptables pour s'émanciper, asseoir sa notoriété et faire connaître son savoir-faire dans le large milieu de l'entreprise finistérienne, si l'on résume les propos tenus par les responsables.
"Il y a maintenant un nom commun pour tous les Cer de France. Ce nom unique représente un réel réseau qui devient force de proposition lorsqu'il s'agit de discuter avec les pouvoirs publics", explique Stéphane Aupècle, président de CER France Finistère. "Derrière, il y a aussi la notion de réseau opérationnel, c'est-à-dire qui permet de s'appuyer les uns sur les autres, que ce soit au niveau des services aux adhérents, mais aussi sur le plan matériel. Je pense notamment à l'informatique où il est intéressant de faire des choses ensemble".
Pour autant, l'association insiste sur son ancrage départemental. "On est résolument attaché au département", pèse Michel Mingam, directeur. "Nous avons pour objectif et seul objectif de nous occuper de nos adhérents finistériens".
En regroupant sous une même bannière la partie agricole (ex-CER), la partie artisans-commerçants (ex-ABG), CER France Finistère affirme sa volonté d'étendre son activité à l'ensemble des entreprises qui forment le tissu économique départemental. Une façon, certes, de valoriser ses compétences acquises en agriculture, mais aussi de pallier la baisse d'activité agricole liée à la diminution du nombre d'exploitations.
Mêmes contacts pour l'adhérent
Cette nouvelle définition de son domaine d'activité a conduit également le centre de gestion à revoir la composition de son conseil d'administration. "Nous passons de 130 délégués agricoles à 100 élus dans 15 bureaux. À ce nombre, il convient d'ajouter 30 délégués des artisans, commerçants, professions libérales, etc.", détaille S. Aupècle, indiquant qu'un président peut dorénavant être un professionnel non agricole. Reste que des organisations professionnelles agricoles demeurent au sein du conseil. Objectif de leur présence : alerter le conseil d'évolutions importantes, de crises…
Autre nouveauté : CER France Finistère a aujourd'hui ses propres experts comptables, une évolution permise par la réforme des professions comptables. "C'est une reconnaissance de notre association et de ses hommes. Huit à neuf salariés seront inscrits à l'Ordre des experts-comptables". Enfin, les responsables parlent d'une palette de services étoffés adaptés aux demandes multiples des adhérents. "Pour autant, le contact de l'adhérent ne change pas. Chacun conserve le lien privilégié avec son comptable-conseil".
Didier Le Du
Trois filiales
AGC Finistère – Association de gestion et comptabilité – rassemble 7 100 adhérents (agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales, PME, etc.) sous la marque "Cer France Finistère".
L'AGC est doublée d'une AER – association d'économie rurale – qui chapeaute trois filiales :
- Advisia (ex-association juridique et fiscale commune entre le CER, Cogédis et les OPA finistériennes : Chambre d'agriculture, FDSEA…). Aujourd'hui, l'AER détient 70 % du capital d'Advisia, filiale spécialisée dans la réalisation des prestations de conseil juridique et de rédactions d'actes. L'association juridique et fiscale des agriculteurs du Finistère existant toujours, son activité principale devenant aujourd'hui la défense collective de ses adhérents.
- Cerfi informatique service, spécialisé dans le matériel, les logiciels, l'assistance informatique et les nouvelles technologies.
- Aqua Terra, détenu à 100 % par l'AER, spécialisé en conseil et études en environnement.
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