Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°6604 |
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Finistère (29)
(29) Environnement : Ville-campagne autour d'un même projet
 
Dans le Nord-Finistère, chacun a en mémoire les gros ratés en matière de traitement collectif. Mais il y a aussi les réussites : une douzaine de stations semi-collectives en service (Plourin-Ploudalmézeau, Plounéventer, Plouvorn, etc.). Plouvien fait dorénavant partie de cette liste qui ouvre d'autres voies que la confrontation quand il s'agit de traitement de déjections animales.
Vendredi, la présence du préfet, lors de l'inauguration médiatisée de la station Acor à Plouvien, doit aussi être interprétée comme un signe fort d'une volonté de l'Etat d'encourager l'économique trop souvent ébranlé par un certain intégrisme écologique. Ce soutien affiché étant d'autant plus apprécié , mais aussi mieux compris, quand les choses se construisent dans le respect et l'intérêt mutuel comme cela a été présenté à Plouvien.
14 agriculteurs de la commune
Après avoir passé à travers toutes les mailles administratives – et associatives – , la station du GIE Acor est à présent opérationnelle pour traiter 104 000 unités d'azote produites par 14 exploitations de la commune de Plouvien. Il s'agit essentiellement de lisier de porc (30 000 m3) et accessoirement de fumier de volaille (300 t) et de fumier de bovins/porcins (420 t). Un volume auquel il convient d'ajouter 12 000 t de déchets verts de la communauté de communes de Plabennec et des Abers.
Sur le plan technique pas de nouveauté. Il s'agit d'un traitement biologique classique associé à la centrifugation. La fraction solide étant mélangée aux déchets verts pour en faire un compost normalisé répondant au cahier des charges du Cérafel. Au bout de la chaîne, 90 % de l'azote est abattu. Quant à la fraction liquide (eau de lagune), elle irriguera les terres agricoles de proximité. Tout cela pour un coût total de traitement de 7,5 euros/m3 de lisier après déduction des subventions de l'Agence de l'eau, du Conseil général et Conseil régional.
D. Le Du



Une Communication très en amont

Au-delà de ces aspects technico-financiers, c'est sur les démarches menées très amont qu'insistent les responsables. Les porteurs de projet parlant de "démarche structurée". Le respect de règles de conduite a tout d'abord conduit à limiter le projet aux frontières communales. Avec à la clé, la participation active de Christian Calvez, maire de Plouvien, qui a contribué à cadrer le projet en mettant en avant le ticket gagnant "association ville-campagne". Le tout combiné à une communication simple et transparente : "Avec notamment l'organisation d'une visite pour les riverains d’un site aux procédés similaires pour lever certaines inquiétudes". Quand on ajoute à cela des compétences reconnues pour mener techniquement de tels projets (service environnement de Prestor, Agence de développement du Pays des Abers, service juridique de la FDSEA, Chambre d'agriculture, CER, DSV, DDE), le projet ambitieux, mais ô combien vital pour les 14 exploitations adhérentes au GIE Acor, ne devait qu'aboutir. Mission aboutie aujourd'hui…

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Date de l'article : semaine du N° du 3 au 9 Novembre 2006
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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