Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Fourrage | Article n°6561 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Libre service mécanisé : Beaucoup de temps et de contraintes en moins
 
Le libre-service classique au silo a beaucoup diminué avec les impératifs de mises aux normes. Mais, il est possible de conserver ses avantages (voire de les améliorer), sans augmenter le coût global du bâtiment laitier grâce à une réduction des surfaces bétonnées et couvertes. Cette solution, c'est le libre-service mécanisé à l'étable, en général réalisable aussi bien en aménagement qu'en construction neuve.
C'est la solution qui a été adoptée par le Gaec des Landelles à Lanrelas, près de Broons (22). Une exploitation d'une cinquantaine de vaches actuellement (400 000 litres de quota) qui, dans le cadre de la mise aux normes, a réalisé un bâtiment neuf à logettes avec distribution du maïs une fois par semaine et les concentrés distribués au Dac.
Le principe est tout simple : des cubes de maïs, découpés à la désileuse cube, sont déposés une à deux fois par semaine dans un couloir avec une auge – cornadis de chaque côté que l'on avance mécaniquement en fonction de la consommation des animaux.
Beaucoup moins de surface
Le projet initial de bâtiment prévoyait 1 100 m2 pour 40 vaches, la réalisation (il y a un an) est de 840 m2 pour 60 vaches. Avant de construire, les éleveurs ont été voir ailleurs. Ils s'intéressaient plus ou moins au robot de traite et ils ont vu ce système d'alimentation qui les a convaincus. Il faut dire aussi que les associés ont fait le choix d'un système fourrager avec beaucoup de maïs toute l'année et très peu d'herbe.
Le premier avantage de ce type d'alimentation est qu'il demande peu de surface : "On peut faire manger 60 vaches sur 45 m2". Les associés ont opté pour le système "Cornacub", fabriqué et commercialisé par la société Geoffroy à Nevers. L'installation est constituée de 2 monoblocs de 9 m chacun, avec un couloir d'alimentation de 6 m (environ 3,10 m entre le bas des auges). Ce qui fait 13 places à table de chaque côté. Sachant qu'il est recommandé de ne pas dépasser 2,5 vaches par place, le système permettrait donc à 65 vaches de s'alimenter. Les éleveurs ont préféré voir un peu grand pour permettre une augmentation de cheptel sans coût ultérieur supplémentaire.
Le coût du "Cornacub" (y compris le cornadis) a été de 23 000 euros, livré et monté, sur une dalle plane avec une petite marche.
Le système impose bien sûr l'achat d'une désileuse cube. Il s'agit ici d'une "Trioliet" qui découpe des cubes de 1,80 de long x 0,80 de large x 1,60 de haut (la hauteur peut être moindre). Soit 2,30 m3 ou encore près de 600 kg de matière sèche. Le coût de la désileuse était de 8 500 euros.
Dans les comparaisons de coûts selon les systèmes d'alimentation, il faut évidemment tenir compte des surfaces bétonnées et couvertes qui sont ici sensiblement moindres. Et très souvent, l'investissement global sera inférieur en faisant ce choix.
Peu de travail
L'investissement n'est évidemment pas le seul élément à prendre en compte et, pour le Gaec des Landelles, c'est avant tout la diminution du travail et des contraintes qui a été déterminante, compte tenu qu'il y a aussi un atelier porcin.
L'alimentation en cubes de maïs ne se fait qu'une fois par semaine et, en pratique, il ne chauffe pas car le maïs reste tel qu'il était dans le silo. Pour 9 cubes (qui correspondent à environ 5 tonnes de MS), il suffit d'une demi-heure au total.
C'est évidemment un gain de temps considérable par rapport à la plupart des autres systèmes d'alimentation. C'est aussi beaucoup de contraintes en moins avec une seule alimentation par semaine. Pour rapprocher les auges, il suffit ensuite d'appuyer sur un bouton et n'importe qui peut le faire.
Les éleveurs y voient encore bien d'autres avantages : pratiquement jamais de refus (et donc pas de nettoyage) tout en ayant une alimentation à volonté et aussi des vaches extrêmement calmes.
Pour l'avenir, ils y voient en plus un autre : "Ce serait un système idéal avec un robot de traite".
Jean Louis Le Rest



L'exploitation en bref

Le Gaec : 2 associés, Frédéric Lebas (34 ans) et John Mainguy (34 ans)
La surface est de 135 ha, dont 60 en céréales, 50 en maïs (15 en fourrage), 15 en herbe et 10 en jachère.
Les productions :
Atelier porcin naisseur engraisseur de 80 truies
Atelier laitier de 50 vaches et la suite (400 000 litres de quota)
Niveau de production laitière de 8 700 kg
Bâtiment lait :
Logettes paillées, alimentation libre-service mécanisé, concentrés au Dac, salle de traite 2 x 4 avec décrochage.


Une mécanisation simple et robuste

La désileuse cube (Trioliet) a un système de coupe hydraulique avec 3 lames indépendantes commandées chacune par un vérin. L'absence d'éléments mécaniques fait qu'il y a peu de pannes et peu d'usure. Celle du Gaec vaut 8 500 euros. Avec différentes options complémentaires, le coût peut aller jusqu'à 12 000 euros.
Le libre-service mécanisé (Cornacub) est constitué de 2 éléments de 9 m en monobloc (on peut aller de 6 à 15 m chez ce constructeur), ce qui permet un montage très rapide (pas d'assemblage). Le système est monté autour d'une poutre en acier, sans cintrage. Les tôles, vis, capots moteur sont en inox. Chaque élément est entraîné par 2 moto réducteurs graissés à vie, noix, galets et chaînes marine. Pratiquement, la seule usure possible est celle de la chaîne, mais celle-ci ne se déplace que de 1 mètre …

Tous les dossiers "Fourrage"
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Octobre 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)