Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Fourrage | Article n°6556 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Distribution de fourrages : A chaque exploitation des besoins spécifiques
 
Comme pour tout investissement il est essentiel, dans un premier temps, d’oublier temporairement tout les a priori concernant tel ou tel type de machine. Il convient de se concentrer essentiellement sur les besoins des animaux.
Maîtriser les besoins
Il faut définir avec précision les rations envisagées pour chaque groupe d’animaux à alimenter. L’inventaire des produits utilisés permet souvent de définir en grande partie la technique de mélange et de distribution. C’est le cas par exemple de l’ensilage balles rondes qui ne peut pas être traité par toutes les machines. La nature des composants permettra de définir également les risques de défibrage plus ou moins important de la ration. Une herbe finement hachée n’aura pas le même comportement qu’un ensilage brin long.
La recherche d’une ration parfaitement dosée conditionne le type de machine et les adaptations nécessaires, comme la pesée. Cette technique n’a cependant de sens réel que pour les élevages de pointe où tous les autres paramètres sont parfaitement maîtrisés. La diversité des rations à apporter et le nombre d’animaux à alimenter permettra de définir un volume théorique à distribuer chaque jour.
A cette première approche de la capacité de la machine il convient d’associer le choix de la technique de paillage qui reste très proche de celle de l’alimentation. Certaines machines sont polyvalentes mais peuvent être fortement sollicitées. Leur entretien peut s’avérer plus coûteux et leur revente plus difficile. Il conviendra de tenir compte de ce constat lors du calcul économique. A l’inverse le choix de deux matériels distincts peut entraîner un investissement élevé et un allongement du temps de travail.
S’adapter aux locaux

Après avoir bien mis à plat ces besoins tout en envisageant les évolutions prévisibles dans l’avenir, il faut s’intéresser à la configuration des lieux d’évolution de la machine. La conception et la disposition des lieux de stockage peuvent nécessiter de nombreuses manœuvres difficilement réalisables avec certaines machines. La distance entre les lieux de stockage et ceux de distribution conditionnera le volume à transporter. La configuration des lieux de distribution, bâtiment fermé à leur extrémité ou disposant d’auges de chaque côté du passage, conditionnent également le choix de matériel.
La main-d’œuvre disponible et le temps de travail sont également des éléments essentiels à prendre en compte. On considère bien souvent que passer plus d’une heure à l’alimentation entraîne une pénibilité du travail préjudiciable à la qualité de l’élevage.
Viennent enfin les disponibilités en matière de puissance de traction. Toutes les machines de distribution n’ont pas les mêmes besoins en matière de puissance motrice mais aussi en termes de puissance de relevage de besoins d’hydraulique ou de poids pour assurer un bon équilibrage.
Cette phase de réflexion permet de dresser une liste précise et claire d’exigences qui sera le cahier des charges de la machine envisagée. Il sera alors plus facile de dialoguer avec les vendeurs, d’éliminer certains modèles et de ne retenir que ceux qui répondent le mieux aux besoins.
Même si les godets désileurs et les mélangeuses à vis verticales ont actuellement le vent en poupe, il existe un grand nombre de solutions possibles. Il convient donc de ne pas se fier à l’avis d’un seul interlocuteur, mais bien de multiplier les contacts pour être sur de ne rien oublier.
Dissocier coût et temps de travail
Un calcul économique rigoureux est alors indispensable pour chacune des solutions envisageables. La technique de distribution à un coût non négligeable dans le prix de la ration. Plus encore qu’avec bien d’autres matériels il convient de bien dissocier calcul de coût hors main d’œuvre et temps de travail. Quelques minutes gagnées peuvent faire déraper rapidement la facture et à l’inverse une adaptation peu coûteuse mais judicieusement choisie peut faire gagner beaucoup de temps.
La dernière phase de la réflexion doit porter sur la fiabilité et le service après vente. La machine choisie devra fonctionner tous les jours sans faiblesse. Il peut donc être préférable d’opter pour la simplicité et la rusticité. Si le choix se porte sur une technique particulièrement rentable mais assez complexe, il convient de s’assurer de la qualité du service après vente qui devra être irréprochable.
Gérard Vromandt


Tous les dossiers "Fourrage"
Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Octobre 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)