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Notre planète se réchauffe. La température de la Terre a augmenté de 0,5 à 1°C en 150 ans. Selon les prévisions de Météo France, la température moyenne devrait augmenter de 3 à 4 degrés au cours de ce siècle. Des étés plus secs, des hivers plus chauds et plus humides engendrent des situations extrêmes que l’on observe déjà sous nos latitudes : sécheresse ici, inondations là. Mais les conséquences sont plus graves pour les parties du monde déjà défavorisées par des conditions climatiques difficiles de sécheresse avec des sols qui ne retiennent pas l’eau comme ceux de l’Afrique du Sahel. Bernard Seguin, directeur de recherches à l’Inra a expliqué, lors d’un colloque organisé par la Confédération Paysanne, à Niort, que l’on fait un bond de 150 à 200 kilomètres vers le Sud chaque fois que la température moyenne augmente de 1 °C. La présence d’insectes piqueurs porteurs du virus de la fièvre catarrhale, dans le nord de la France, habituellement cantonnés dans le bassin méditerranéen ne serait peut-être pas étrangère à cette théorie. À qui la faute ? Les scientifiques sont loin d’être unanimes sur le sujet. Vision optimiste : nous serions dans un mini cycle de réchauffement comme il y en a eu plusieurs depuis des millénaires. Plus pessimiste : ce réchauffement est accentué par l’effet de serre engendré par l’augmentation du taux de CO2, méthane et autres gaz issus de l’activité humaine et dont l’agriculture serait responsable pour le tiers. Il est encore temps de trouver des solutions agronomiques acceptables même si elles ne produiront leurs effets qu’à long terme. Un exemple : au bout de 20 ans de suppression de certains gaz utilisés dans l’industrie domestique, le fameux trou dans la couche d’ozone serait stabilisé voire en régression à certaines périodes de l’année.
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