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La principale activité du syndicat des éleveurs de la race Normande reste l'organisation des concours et en particulier celui de Pontivy. En 2005, il a rassemblé 52 animaux de 19 élevages alors que 63 animaux étaient inscrits. "C'est la preuve d'un concours dynamique", souligne Denis Le Gal le président. Le prochain rendez-vous est le Space. Malgré tout le nombre d'adhérents au syndicat est sur la pente descendante. Les responsables disent toutefois : "On ne vient pas à la Normande pour les concours, mais pour ses qualités".
Les faits leur donnent raison. Le nombre d'élevages normands au Contrôle laitier tourne autour d'une centaine depuis une dizaine d'années. Mieux, le nombre de vaches contrôlées augmente (faiblement) d'année en année (près de 7000 vaches en 2005). Il représente 15 % de l'effectif breton. En plus, le nombre d'IAP (12 176 à la Camia) a été le chiffre le plus élevé depuis 2000. Le Morbihan est aussi le 2ème fournisseur (après l'Ille-et-Vilaine) de génisses amouillantes et de vaches (158) à Synergie Normande. Il est aussi celui qui achète le plus (102). Ces chiffres démontrent la vitalité de la race dans le département surtout en comparaison des chiffres bretons : -1 % de vaches contrôlées et -2,75 % d'IAP en moins.
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Quelques données issues du Contrôle laitier ont été rappelées lors de l'assemblée de Normande 56. La moyenne d'étable en race normande dépasse les 6000 kg depuis deux ans (6117 kg en 2005), les taux (TB à 44, TP à 34,5) sont stables. Parmi les chiffres significatifs, on notera une moindre quantité de concentrés par kg de lait (137g au lieu de 147g pour la moyenne toutes races) et surtout un taux de réussite en première IA de 60 %, nettement meilleur que les 47 % départementaux. Ces éléments venant s'additionner à des différences sensibles de valorisation du lait, des vaches et des veaux.
Comment mieux faire connaître les atouts de la Normande ? Il y a les éleveurs intéressés par un éventuel changement de race et ceux qui reprennent une exploitation avec des Normandes avec souvent l'idée de s'en séparer. Un logiciel existe maintenant pour réaliser des comparaisons, la moyenne d'étable n'étant pas un critère suffisant. Les adhérents du syndicat estiment qu'ils ont aussi un rôle à jouer auprès de leurs collègues éleveurs comme d'autres acteurs de l'élevage : inséminateurs par exemple. Un effort est fait pour que ces nouveaux éleveurs puissent bénéficier des meilleurs taureaux. L'enjeu est de se maintenir ou mieux progresser.
L'Upra Normande joue l'ouverture
"Il n'y a pas d'autres choix que de travailler tous ensemble : Upra, GNA, unités de sélection". C'est Jacques Legendre le président de l'Upra Normande depuis quatre mois qui le dit. L'Upra qui va se transformer en organisme de sélection en 2007 ne recevra plus de subventions du ministère. L'équilibre des comptes est cependant assuré pour cette année. À l'avenir, le financement sera probablement assuré par une cotisation à l'insémination plutôt qu'à la boucle qui aurait l'avantage de faire participer tous les éleveurs.
"La race a besoin d'une promotion forte auprès de tous les éleveurs et pas seulement du petit noyau des adhérents de l'Upra ou des amateurs de concours". L'idée est donc d'avoir des techniciens spécialisés "Normand" dans les unités de sélection avec la moitié de leur temps consacrée à la promotion de la race. C'est déjà le cas en Bretagne. Et cela va être étendu. Avec plus de présence sur le terrain, des arguments étayés sur le plan économique, la Normande devrait retrouver plus de couleurs.
Paul Chauvin
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