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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°6409 |
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Côtes d'Armor (22)
CER : Des partenariats pour évoluer, Les alliances se préparent, se structurent, se gèrent
 
La question des alliances touche toutes les entreprises, car la complexité des situations n'est pas uniquement le fait des plus grandes" explique Joseph Lusteau, consultant en stratégies des entreprises devant la journée d'information du CER 22. Selon lui plusieurs événements dans la vie d'une entreprise peuvent conduire à prendre des décisions dans ce sens. Il cite en agriculture, les réformes de la Pac ou de l'OMC, les mises aux normes qui conduisent à la construction de stations de traitement en partenariat avec d'autres éleveurs.
Pour bien les préparer
Ces stratégies sont d'autant plus importantes dans le contexte actuel, qu'il n'est plus possible d'envisager l'avenir avec certitude. "Il s'agit autant de gérer les discontinuités que les continuités". De fait les managers doivent faire preuve d'adaptabilité et opérer des recadrages permanents. Et dans certaines situations, les entreprises ne peuvent plus assumer seules un certain nombre d'investissements. Les alliances peuvent alors constituer des opportunités.
De formes très diverses, ces alliances sont parfois appelées à se pérenniser dans le temps ou n'être que de courtes durées. "L'important, c'est de les maîtriser", note encore Joseph Lusteau. Il prend pour exemple les coopératives ou les Cuma qui sont aussi le fruit des alliances. "Le plus dur n'est pas de les créer, mais plutôt de les faire vivre, de les faire évoluer et si nécessaire de les faire disparaître".
Bien les préparer
Elles ne doivent cependant pas s'opérer dans le flou. D'où selon lui la nécessité d'une professionnalisation de la gestion des alliances. "Les alliances se préparent, se structurent, se gèrent, s'intègrent". Et surtout pas question de faire des alliances sans stratégies bien arrêtées. "Si les orientations ne sont pas claires, il vaut mieux s'abstenir". Car les alliances ne sont pas une fin en soi mais des amplificateurs d'une stratégie. Il faut donc travailler avec de la lisibilité en posant clairement la problématique initiale qui a conduit à envisager ces alliances, en cernant précisément les motivations et les objectifs des différents partenaires. Le temps nécessaire à la préparation s'avère donc essentiel.
Une démarche qui s'impose quels que soient les types d'alliances, soit pour la conception d'un produit (recherche et développement), la réalisation d'une production, la distribution. Il cite différents modèles comme la sous-traitance, l'échange, le groupement de moyens, l'acquisition-fusion. L'objectif étant ensuite de voir quelle valeur ajoutée chaque partenaire va pouvoir en tirer. "Elle n'est pas forcément de même niveau, surtout si les partenaires ne sont pas de même taille", conclut Joseph Lusteau.

Pierre Dénès

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Date de l'article : semaine du N° du 8 au 14 Juillet 2006
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