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Contention des bovins au champ
 

Élevage chiqueray
Parc et couloir mobiles, une bonne formule de contention

Regrouper des animaux pour les soigner, les transporter, les peser est plus facile avec un parc de contention. On peut y adjoindre un couloir de contention. Michèle Chiqueray a fait le choix de matériels mobiles plutôt qu’une installation fixe. Quand on applique quelques astuces, le gain en temps, en sécurité est bien réel. Le matériel est alors fréquemment utilisé. Aujourd’hui, il est devenu indispensable.

On se demande aujourd’hui pourquoi on n’avait pas pensé acheter plus tôt des barrières mobiles et un couloir de contention mobile. Ils font partie des outils de travail nécessaires dans un élevage», explique Michèle Chiqueray, éleveur-sélectionneur de Charolais à Saint-Domineuc (35). Et de citer les avantages d’un tel équipement : facilité de travail avec un aspect sécurité non négligeable, gain de temps : une personne suffit pour manipuler les animaux et aussi un stress des bêtes qui a pratiquement disparu.

Si l’achat remonte déjà à cinq ans, l’idée de disposer d’un système de contention était en route. Un achat de traverses de chemin de fer et de glissières routières avait été fait avec l’objectif d’une contention fixe. La découverte d’un système de barrières mobiles associé à un couloir mobile via le GDS d’Ille-et-Vilaine a séduit l’éleveur. Les matériaux prévus pour une contention fixe ont été revendus. Sans regrets. La contention fixe n’était pas bien adaptée à l’exploitation qui comporte des parcelles éloignées.

Barrières et couloir

Le parc de contention, l’outil le plus utilisé, est constitué de barrières de 3 mètres de longueur qui se fixent les unes aux autres avec une tige métallique. Il est intéressant aussi que l’installation dispose d’un passage pour que l’éleveur puisse s’échapper rapidement en cas de difficultés (elle est intégrée dans la barrière fixée sur le couloir mobile dans l’élevage). Dans la mesure où le sol n’est pas lisse, l’ensemble ne bouge pas. Sinon, il faut le fixer. L’exploitation dispose de 17 barrières, ce qui permet de faire éventuellement deux parcs. Question transport, le couloir de contention autorise le chargement sur la partie haute. Mais sur de petites distances, la fourche avant du tracteur se révèle très pratique.

Le couloir de contention permet des interventions sur trois animaux à la fois. Sa largeur variable autorise son utilisation sur des veaux et des animaux adultes. L’entrée des animaux peut se faire par la porte arrière ou mieux sur le côté. Deux sorties possibles dont une à l’avant. Celle-ci est une porte cornadis qui permet de bloquer la tête de l’animal. Le modèle de l’élevage dispose sur la partie avant d’un plancher qui donne la possibilité de transporter un animal. Des treuils permettent de soulever l’animal ou une patte. Le couloir se déplace en l’attelant sur la barre à trous du tracteur et un vérin permet de mettre ses roues en position de transport.

Bien utiliser

Le matériel a beau être bien conçu, il reste un savoir-faire à acquérir par l’éleveur. C’est le sentiment de Michèle Chiqueray. D’abord il faut installer correctement les barrières. Un parc en rond ne bloque pas un animal dans un angle, ce qui pourrait être dangereux. L’ouverture doit être égale à la largeur d’une barrière afin de pouvoir le refermer rapidement.

Il faut aussi placer l’ensemble de telle sorte que les animaux ne voient pas l’entrée du parc. «Il faut leur donner l’impression qu’ils vont pouvoir s’enfuir». En conséquence, jamais de ligne droite. L’éleveur utilise son tracteur comme point noir, les animaux doivent le contourner pour pénétrer dans le parc. Autre exemple : l’entrée dans le couloir de contention est plus facile par la porte latérale que par la porte arrière.

Le parc étant installé dans un angle de la parcelle, les animaux sont regroupés dans cette partie, et avec un simple fil qui diminue progressivement la surface disponible, ils sont poussés calmement vers le parc. Quelques minutes suffisent à une personne seule pour regrouper l’ensemble des bovins.

Une fois regroupés, les animaux pourront être dirigés vers le couloir de contention surtout pour les interventions sanitaires. Mais le parc est utilisé pour charger les animaux dans la bétaillère quand il faut les déplacer. Il l’est aussi pour immobiliser les veaux destinés à être pesés par le Contrôle de croissance. Et bien que les barrières soient destinées aux interventions en pâture, Michelle Chiqueray les utilise parfois en stabulation pour isoler des animaux (box de vêlage).

Sur le plan coût l’investissement n’a pas été très élevé, de l’ordre de 23 000 F pour l’ensemble barrières et couloir. Cependant celui-ci était une occasion récente et le matériel a bénéficié d’une subvention. Une raison supplémentaire de réaliser cet achat, longtemps retardé.


 

Paul Chauvin


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Date de l'article : semaine du N° du 29 Juin au 6 Juillet 2001
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