Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
NORMANDE : Les éleveurs à Peillac le 3 juillet, de la Normande depuis 5 ans et sans regrets
 
Après leur assemblée générale le 3 juillet, les éleveurs de Normande se rendront sur l'élevage de Yannick Hallier, l'un des associés du Gaec de la Ruzelière à Peillac. Un gaec à 3 avec lJanine (la mère) et un voisin (Michel Échelard).
La particularité de cet élevage laitier est d'être passé progressivement depuis l'année 2000 de la Prim'Holstein à la Normande (aux 2/3). C'est un troupeau de 75 vaches, pour un quota de 515 000 litres. Toutes les génisses sont élevées ainsi que tous les mâles pour en faire des bœufs. Une production qui se justifie par l'importance des surfaces en herbe obligatoires du fait de la nature des terres, sur une SAU totale de 130 ha.
Plus facile à vivre
Jusqu'en 2000, l'élevage avait uniquement des "noires". Depuis il s'est orienté vers la Normande, d'abord par achat de 4 amouillantes (dont 3 sont encore présentes) puis d'une trentaine de veaux en 2001-2002 (par Synergie Normande). Actuellement le troupeau est stabilisé et compte 2/3 de Normandes. Un équilibre qui devrait être maintenu à l'avenir et sans achats.
Yannick Hallier justifie son choix essentiellement par deux raisons. Tout d'abord le système fourrager, avec beaucoup de surfaces en herbe obligatoires, mieux valorisées par des animaux mixtes (vaches et bœufs). Et ensuite par quelques difficultés de fécondité, des problèmes métaboliques, ou encore une baisse sensible du TP en été. "Avec la Prim'Holstein, on est aussi trop tributaire du lait, alors qu'avec la Normande, c'est plus équilibré. De plus, le lait de Normande, surtout avec de l'herbe serait plus apprécié des transformateurs, ce qui est un gage d'avenir", rajoute Yannick.
Le passage à la Normande ne fera pratiquement pas augmenter le nombre de vaches. D'une part parce que le taux de matière grasse plus élevé a fait diminuer le volume du quota, et aussi surtout parce que la production par vache s'est maintenue à un bon niveau (7 680 kg de lait brut l'an dernier).
Quoi qu'il en soit, l'éleveur n'a aucun regret, bien au contraire : "Nous avons sensiblement diminué les frais vétérinaires (il n'y a plus de troubles nutritionnels) et les coûts d'insémination et surtout je suis plus tranquille dans ma tête. La race est plus facile à vivre car il y a bien moins de prévention à faire". La prévention systématique se limite en fait à une taille des onglons par un pédicure bovin et par ailleurs, toutes les vaches sont échographiées.
Le maximum d'herbe
Les terres convenant mieux à l'herbe qu'au maïs ou aux céréales, elle est exploitée au maximum en pâturage, tant par les vaches que les génisses ou les bœufs : "Tout ce qui peut être pâturé l'est, ce qui permet de gagner sur les coûts fourragers, surtout que le pâturage convient parfaitement à la Normande". Le pâturage se fait au fil, "pour une meilleure régularité dans la qualité".
L'herbe est en quasi totalité un mélange de ray grass anglais et de trèfle blanc. Toutefois, compte tenu de la zone (relativement sèche en été), le silo reste ouvert toute l'année, avec un minimum de 3 à 4 kg de matière sèche de maïs. "Par contre, je ne distribue pas de concentrés au printemps et je le réintègre en juin en fonction de la qualité de l'herbe.
L'hiver, l'alimentation est à base de 3/4 d'ensilage de maïs et 1/4 d'ensilage d'herbe, plus bien sûr céréales et concentré azoté.
Des vaches fonctionnelles
Lorsqu'il avait acheté les amouillantes et les petites génisses normandes, Yannick Hallier ne recherchait pas de la haute génétique mais des animaux fonctionnels : "Au départ, je souhaitais surtout de bonnes mamelles et des animaux qui puissent vieillir. Je n'ai pas été déçu et pour l'instant, je n'ai réformé qu'une seule vache pour mauvaise mamelle". Ce qu'il voudrait maintenant c'est encore améliorer l'équilibre de la mamelle, garder la mixité et la rusticité.
Si l'éleveur n'a pas recherché de la haute génétique, elle est pourtant bonne si l'on en juge par la production laitière et aussi du fait que trois mâles ont été retenus par le GNA.
Compte tenu des achats, les origines sont aussi très diverses. Yannick tient à conserver une bonne variabilité, autant pour les vaches que dans le choix des taureaux. Pour avoir des vaches "faciles à vivre".




Assemblée générale Normande

L'assemblée générale des éleveurs de Normande se déroulera le lundi 3 juillet à 10 h 30 à Peillac (près de Rochefort en Terre), à la salle associative (près de la Mairie.
Après l'assemblée statutaire, Jacques Legendre, nouveau président de l'Upra, interviendra sur la nouvelle organisation et le fonctionnement de l'Upra.
Après le repas, visite de l'exploitation du Gaec de la Ruzelière à Peillac



L'exploitation en bref

Gaec à trois avec Yannick Hallier, sa mère Janine et un voisin, Michel Échelard
Surface : 130 ha dont 25 en céréales (partie utilisée pour les bovins), 25 en maïs fourrage et 75 en herbe (RGA x TB).
Bâtiments : Construction de logettes en cours, salle de traite épi avec décrochage. Distribution automatique de lait pour les veaux.
Productions animales : 75 vaches dont 2/3 en Normande. Quota de 515 000 litres. Élevage de toutes les génisses et de tous les mâles en bœufs.
Résultats troupeau laitier :
Lait brut 7 680 kg à 33,5 TP et 44,3 TB
Concentrés au kg de lait 154 g
Fertilité 58% réussite en 1ère IA

Jean Louis Le Rest


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Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Juillet 2006
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