Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Côtes d'Armor (22)
Poraven : 825 468 porcs commercialisés en 2005, le prix, les coûts et le territoire
 
En 2005, Poraven a commercialisé 825 468 porcs, ce qui le place au 8e rang des groupements français. Non impliqué directement dans une filière, c'est tout naturellement au travers de la mise en marché au MPB que l'essentiel de la production a été commercialisé (69 %). Associé au sein du GIE Initia, Poraven représente 16 % des porcs du MPB, faisant du groupement le 3e apporteur en volume. De ce fait il a participé activement à la plateforme de vente en direct, exportant plus de 25 000 porcs par ce canal.
Dans son rapport d'orientation, Marcel Corman justifie cette action face à certaines critiques. "Un seul objectif, faire en sorte que le prix breton soit parmi les plus hauts d'Europe en permanence. Ces actions ne sont orientées contre personne, mais pour la défense du maillon faible de la filière, le producteur". Persuadé qu'à terme tous les intervenants reconnaîtront les bienfaits collectifs de cet engagement.
Une défense du prix qui ne doit pas éluder les efforts qui restent à accomplir pour aboutir à un prix de revient le plus bas. "Il nous met en période favorable dans les meilleures conditions pour consolider nos exploitations et nous rend moins vulnérables en période difficile". Le groupement agit à ce niveau sur plusieurs leviers : le conseil individuel personnalisé et l'action plus collective par le partage d'expérience au travers de groupes de type Ceta.
L'ancrage de la production
Parmi les autres axes prioritaires de la stratégie collective du groupement, le président cite l'environnement. Il considère que le 3e programme d'action de la directive nitrates a été adopté "après une parodie de consultation". Ainsi selon le rapport, l'administration va au-delà des consignes du ministère sur le dossier phosphore. S'inquiétant de savoir s'il ne s'agit pas là d'une volonté affichée de réduire la production.
Marcel Corman assure que les éleveurs ont la volonté de permettre à la région de réaliser le double objectif qui lui a été fixé, c'est-à-dire "atteindre le bon état de l'eau en 2015, tout en préservant le potentiel agricole et agro-alimentaire breton". Une nécessité au-delà du seul aspect production, puisqu'il concerne aussi l'emploi. "35 % des emplois bretons sont liés à notre secteur d'activité".
Il milite par ailleurs pour les démarches qui raccrochent la production au territoire. "Depuis le premier jour nous nous sommes investis dans la démarche "Cochon de Bretagne", pour en devenir aujourd'hui le plus gros apporteur". Et rappelle que cet ancrage d'une production à sa région est toujours un atout majeur. "Il est facile d'importer de la matière première, une race, des gènes, de copier une technique de production. Mais il est impossible de copier un territoire".
Pierre Dénès

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Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Juillet 2006
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