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L'Asavpa tenait son assemblée générale, vendredi 16 juin à Lamballe. L'association dont la mission essentielle est de promouvoir les métiers de la production agricole en a profité pour lancer officiellement son projet de tutorat. Une démarche destinée à accompagner les jeunes qui font le choix de venir vers l'agriculture et ainsi faciliter leur intégration.
Paradoxalement dans une conjoncture marquée par un taux de chômage important le monde agricole peine à trouver des salariés. Jean-Michel Gouya, vice-président de l'association et initiateur du projet précise les objectifs : "accompagner, soutenir et donner confiance aux nouveaux entrants".
Une bonne démarche d'intégration
L'Asavapa en relation avec l’Association Régionale d’Education Permanente (Arep) du Penthièvre se propose donc de mener une démarche expérimentale de tutorat. Cinq salariés volontaires seront formés pour accompagner des jeunes qui entrent dans le métier.
La démarche ne pouvant toutefois se concrétiser qu'avec l'aval des employeurs, l’Asavpa fait aussi appel à l’Association Emploi Formation (AEF). Le projet devrait entrer dans sa phase concrète progressivement dans les prochains mois. Car il faut mettre en place une relation tripartite entre un employeur qui embauche un jeune, le jeune qui accepte d'avoir un tuteur, et un salarié confirmé formé au tutorat.
Pour les responsables de l'Asavpa, il s'agit de valoriser le métier en donnant une image positive auprès des salariés qui doivent se sentir rapidement à l'aise dans le milieu. Un tutorat qui permet par ailleurs de rompre un certain isolement des salariés de la production.
Lors de cette assemblée, Loïc Conan, producteur de tomates à Plourivo et employeur de main d’oeuvre, (11 en équivalent temps plein) a salué une initiative venue des salariés eux-mêmes. Soulignant que si l’employeur, avait la volonté d'intégrer au mieux les salariés, la relation demeurait néanmoins hiérarchique. Il ne peut de ce fait qu'encourager la démarche.
Pierre Dénès
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