Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Aviculture | Article n°6376 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Démarche de rénovation : se fixer des priorités
 
Face à un besoin de rénovation, il faut se fixer des priorités, notamment quand les possibilités financières sont réduites. Rapide tour d'horizon avec Jean-Philippe Prigent, formateur à Avipôle Formation à Ploufragan (22). L'augmentation importante et continue du coût du gaz alourdit les charges, en cours d'hiver. Durant l'été, les lots en finition ne sont pas à l'abri d'un coup de chaleur. Ces deux risques montrent l'intérêt d'avoir un bâtiment bien isolé et étanche. L'isolation permet en effet de maintenir une température adaptée aux normes de confort de vie des volailles et une hygrométrie normale sans condensation. La toiture, qui représente 60 % des déperditions de chaleur et le soubassement (10 %) sont les deux priorités.
La capacité réelle de ventilation
La ventilation et sa régulation sont également deux paramètres principaux de maîtrise de l'ambiance des poulaillers. Elles permettent un renouvellement d'air adapté à l'âge des volailles et à leurs exigences bioclimatiques. Les diagnostics réalisés dans des bâtiments de 15 à 20 ans ont parfois révélé quelques surprises : la capacité d'extraction était bien inférieure à la norme à cause de moteurs et de courroies usés. Le contrôle de la capacité réelle de ventilation est souvent bien utile.
La rénovation doit aussi permettre de satisfaire, à terme, les normes bien-être qui pourraient être adoptées en 2007. Même si l'éleveur disposera de quelques années pour se mettre aux normes, il devra être en capacité de prouver son niveau d'équipement et sa bonne maîtrise de la ventilation, pour être autorisé à produire 38 kg/m2/lot au lieu de 30.
Radiants ou aérothermes
Le chauffage constitue une autre priorité dans le contexte énergétique actuel. Dans le nouveau matériel, l'accent est souvent mis sur la fiabilité du matériel et son efficacité ; le retour sur investissement est en général rapide avec les deux choix actuels : les radiants de nouvelle génération ou les aérothermes. Les radiants récents de type Infraconic ou Sol'air par exemple assurent une répartition de la chaleur plus large et plus homogène que les anciens modèles. Les radiants auto-régulables sont munis d'une vanne motorisée reliée au boîtier (température). Depuis quelques années, l'accent a été mis sur la sécurité des appareils.

Les aérothermes extérieurs offrent plusieurs avantages : moins de risques incendie, une prise d'oxygène à l'extérieur d'où moins de risques liés au monoxyde de carbone. Selon les enquêtes, leur consommation est également plus faible que celle des radiants. Quel que soit le type choisi, un appareil de chauffage mérite de la vigilance : date de changement des tuyaux, changement des gicleurs, entretien régulier entre les lots…
Limiter le gaspillage
Lors du changement du système d'alimentation, l'un des critères de choix concerne le souhait ou non d'être en multi-production (poulet-dinde), pour faciliter une meilleure rotation du poulailler. De nombreux fabricants proposent du matériel polyvalent avec la possibilité de remplacer l'assiette et le cône en fonction de l'espèce. L'accessibilité du matériel aux poussins d’1 jour, la facilité de réglage des assiettes (notamment leur hauteur), de démontage et de nettoyage, sont les principaux critères de choix. L'objectif est de limiter le gaspillage d'aliment, notamment en dinde et canard. L'acquisition de matériel supplémentaire, de type becquées, facilite également le démarrage (1 pour 200 poussins ou 100 dindonneaux).
Pipette ou abreuvoir polyvalent
Au niveau de l'abreuvement, l'idéal, pour les performances techniques et sanitaire, est d'être équipé de pipettes classiques en poulets et en démarrage de dindes jusqu'à 4 à 5 semaines. En dindes, les abreuvoirs polyvalents permettent de maintenir une bonne litière et une eau de qualité. Des accessoires récents comme les plateaux anti-gaspi sur les abreuvoirs polyvalents améliorent également la tenue de la litière.
Le bac posé au sol, plutôt qu'en hauteur dans le bâtiment, facilite l'accès pour l'éleveur. Le retour de l'eau au bac est également essentiel dans le maintien de sa qualité. De même que le système de purge (By-Pass sur pipettes), car au démarrage, la consommation d'eau est faible dans un bâtiment où la température est élevée : toutes les conditions sont réunies pour qu'elle se dégrade. Le système d'eau doit être purgé tous les 2 jours au démarrage.
Quand elle est financièrement possible, la rénovation est un bon choix pour que le bâtiment demeure performant. Mais elle ne suffit pas car il faut ensuite que le nouveau matériel soit bien utilisé. Un minimum de formation est donc indispensable, par l'installateur, de manière à être capable d'obtenir au plus vite les bons réglages. C'est notamment le cas pour la maîtrise de la ventilation.


Penser à la réglementation

La rénovation d'un bâtiment d'élevage s'intègre parfois dans un projet plus vaste, entraînant une modification importante de l'aspect du poulailler, de son fonctionnement, de ses abords. L'aspect technique est important, mais il faut aussi se préoccuper de la réglementation. Un permis de construire peut être nécessaire si on modifie l'aspect extérieur (adjonction de turbines par exemple). Dans certains cas, il faut refaire l'étude d'impact, par exemple lors du passage d'un bâtiment statique à une ventilation dynamique, pour bien cerner les éventuelles nuisances auditives. De nombreux textes réglementaires concernent également l'amiante et ses risques pour la santé humaine. Les contraintes techniques et le coût de traitement des déchets sont à prendre en compte avant toute intervention.


Du matériel d'occasion

Les cessations d'activité d'aviculteurs engendrent la mise en vente de matériels d'occasion. Le choix peut être intéressant, selon l'état du matériel, son adaptabilité et de son coût, à condition de tout prendre en compte (démontage, transport, remontage).

Patrick Bégos

Tous les dossiers "Aviculture"
Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Juillet 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)