Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " DOSSIERS " | Aviculture | Article n°6375 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 25 mai 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Christian L'Helgoualc'h de Gouézec (29) : la rénovation progressive pour maintenir les résultats
 
Je ne veux pas laisser vieillir mes poulaillers mais les rénover progressivement de manière à conserver l'outil de production en état et dégager de bonnes performances". Christian L'Helgoualc'h exploite 3 150 m2 de poulaillers à Gouézec, en production de poulets légers "type export".
Passage du statique au dynamique
Le parc est composé de trois poulaillers : le plus ancien (750 m2) date de 1961, le second statique (1200 m2) de 1987 et le troisième, Louisiane (1 200 m2) de 1989. "En 1995, j'ai installé 4 turbines dans le pignon du second poulailler pour faire face aux coups de chaleur et mieux passer les fins de lot", explique l'éleveur.
Christian L'Helgoualc'h a été déçu du résultat, si bien qu'en 2005, il a préféré transformer ce poulailler en ventilation dynamique à "extraction latérale". Le lanterneau a été fermé et la ventilation entièrement revue sur la base de 240 000 m3/heure pour une surface de 1 200 m2 (dont 5 grosses turbines de 40 000 m3/h). Compte tenu des travaux personnels et de la réutilisation de turbines existantes, l'investissement s'est élevé à 7 860 euros. L'installation d'un groupe électrogène (8 700 euros), élément indispensable dans un poulailler dynamique, a permis de sécuriser la ventilation.
Réduire le coût du chauffage
"Le système d'abreuvement, qui datait d'une quinzaine d'années, avait quelques fuites. J'ai refait les lignes de pipettes (3 500 euros/bâtiment) et installé une brumisation basse pression dans les deux anciens poulaillers", précise l'éleveur.
Quant au chauffage, il a été modifié en 2000 dans le plus ancien poulailler (canons intérieurs) et dans le poulailler dynamique (2 canons extérieurs régulables pour 6100 euros, en 2003).
Si la principale motivation de l'éleveur est de maintenir ses bâtiments en état, il souhaite aussi réduire le coût du chauffage. Sur les 2 dernières années (2003-2005), la charge de gaz atteint 0,56 euro/m2/lot contre 0,65 euro en moyenne dans l'étude de groupe. "L'incidence de l'acquisition des aérothermes se fera davantage sentir sur les résultats 2005-2006. Avec les canons aérothermes, la consommation a sensiblement diminué : près de 50 %", estime l'éleveur.
L'élevage dégage des marges brutes de 29,40 euros/m2/an (moyenne sur 2 ans). Les différents aménagements permettent plus de souplesse dans l'âge des lots et dans la densité, ce qui entraîne une meilleure productivité par m2. "La rénovation, c'est une première étape, il faut ensuite passer du temps dans les réglages, par exemple pour obtenir le bon compromis entre ventilation et chauffage. Une rénovation n'est réellement efficace que si l'éleveur met en pratique le mode d'emploi et adapte ses habitudes", juge Christian L'Helgoualc'h qui ajoute "La rénovation progressive est intéressante car elle étale les frais et maintient un poulailler en état".


Patrick Bégos

Tous les dossiers "Aviculture"
Date de l'article : semaine du N° du 1 au 7 Juillet 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)