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Rénover pour produire demain
Lors du dernier recensement avicole réalisé en 2004, l'âge moyen des bâtiments clos était de 20 ans et celui des bâtiments avec parcours, construction privilégiée au cours des dernières années, de 14 ans. Les bâtiments totalement fermés ont souvent fait l'objet de rénovation pour améliorer l'isolation, la ventilation, l'abreuvement. C'est le cas pour 75 % d'entre eux où des travaux conséquents ont permis une amélioration substantielle de l'état du bâtiment.
Depuis 2004, 2 années se sont écoulées, avec pratiquement aucune construction neuve, le parc continue donc à vieillir. Ce n'est pas sans impact sur la compétitivité de nos produits à l'échelon national et mondial. En effet, les connaissances et les techniques évoluent, le coût de certains intrants comme l'énergie explose.
Une remise à niveau des bâtiments est souvent nécessaire. Mais elle est, bien entendu, liée à la rentabilité de l'activité et à la capacité à faire face à de nouvelles charges d'annuités. Dans une conjoncture difficile, avec des vides sanitaires qui se sont rallongés, on peut se poser légitimement la question de l'intérêt de la rénovation. Les témoignages de ce dossier montrent l'impact de la rénovation sur une baisse des charges variables (gaz, frais sanitaires…) et sur l'amélioration des performances techniques. Améliorer son bâtiment, c'est aussi augmenter ses chances de produire demain dans un contexte où les acheteurs font de plus en plus d'audits dans les élevages, où la réglementation bien-être nécessitera une bonne maîtrise de l'ambiance et donc un bâtiment performant.
Patrick Bégos
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