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Cap 2000 a été créée il y a quelques années pour connaître les métiers de chacun, se comprendre et ainsi faire avancer ensemble les problèmes de qualité de l'eau qui conditionne aussi bien la survie des agriculteurs que des conchyliculteurs et pêcheurs. Ces problèmes de qualité de l'eau portent non pas sur les nitrates mais pour l'essentiel sur la qualité bactériologique. Toutes les activités primaires du littoral ont des intérêts communs en ce domaine, face à d'autres activités (tourisme, stations d'épurations, plaisance …)
En 2005, les responsables se sont posé la question des missions de Cap 2000, après des rencontres avec les financeurs, la Chambre d'agriculture et la section régionale conchylicole. Avec un financement essentiellement constitué de subventions publiques et face à une diminution du nombre de professionnels, il fallait rechercher des économies de moyens et des complémentarités.
Des chartes entre agriculteurs et conchyliculteurs
En 2002, une charte avait été signée entre la Chambre d'agriculture et la section régionale conchylicole et des groupes locaux constitués pour son application sur le terrain. Depuis Cap 2000 a surtout travaillé à l'animation des groupes locaux et à l'accompagnement des agriculteurs dans leurs demandes de dérogation à l'interdiction d'épandage dans la zone des 500 m. Plus de 130 exploitations ont ainsi été accompagnées dans leur demande de dérogation depuis la mise en place de la charte. Cap 2000 a également servi de relais entre les groupes locaux et le groupe paritaire départemental qui est chargé des orientations de la charte.
Ainsi en 2005, le groupe paritaire a négocié les conditions de mise aux normes des sièges d'exploitations situées dans la bande des 500 m. Avec en particulier comme objectif de trouver des solutions pour les effluents liquides peu chargés. Ainsi, filtres à roseaux, fossés lagunants ou bassins tampon de sédimentation, avec lagunes et zone d'infiltration ou système d'aspersion sur prairies, peuvent maintenant être implantés dans les zones de 200 à 500 m, sous réserve d'accord des commissions locales et mise en place de mesures anti-ruissellement. Les 108 exploitations laitières concernées en ont été informées. Depuis juin dernier, 5 demandes ont été validées.
D'autres questions sont en discussion comme les possibilités d'utilisation des produits normalisés (fientes sèches, composts …) ou encore les conditions d'utilisation des boues de stations d'épuration, certains plans d'épandage ayant été validés avec des terres dans la bande des 500 m alors que la Directive nitrate l'interdit (il subsiste une ambiguïté pour les boues chaulées).
Beaucoup reste à faire
Alors que l'on peut se poser beaucoup de questions sur la pérennité des aides, il reste encore beaucoup à faire, tant pour l'information des différents acteurs qui se partagent le territoire, que pour la recherche des causes et des mécanismes de pollution. Dans trop de cas, on ne sait même pas qui pollue, entre les agriculteurs, les collectivités, le tourisme, les plaisanciers et bien d'autres encore. Un travail important de recherches et d'analyses reste à faire.
Pourtant, si l'on en croit certains intervenants (Conseil Général, Conseil Régional…), les financements sont nombreux et importants. Encore faudrait-il qu'il y ait une véritable politique commune. On n'a pas tout à fait l'impression que ce soit toujours le cas. Cap 2000 a montré que l'on pouvait améliorer et les relations entre les différents utilisateurs de l'espace et en même temps la qualité des eaux, pour peu que le dialogue existe. Un exemple à suivre à tous les niveaux.
J L Le Rest
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