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La transmission des outils fait partie des grands défis agricoles des années à venir. Un enjeu d'autant plus complexe que les structures sont importantes. "Le LT, c'est 1,1 million de porcs pour 116 structures adhérentes", chiffre Thierry Gallou, le directeur. Une façon de fixer le défi qui attend le groupement qui fêtera ses 40 ans en 2007. Il ajoute : "De notre côté, les jeunes, on les a. Des jeunes motivés qui peuvent aussi s'appuyer sur tout l'acquis des quinquas qui, aujourd'hui, constituent le socle de la structure".
Un groupe "jeunes"
Consciente de l'enjeu de la relève, la coopérative du Léon et du Tréguier fait travailler ses jeunes sur le dossier. "Depuis quelques années, nous avons mis en place une commission qui regroupe les éleveurs de moins de 40 ans, mais aussi des jeunes salariés d'élevage et des enfants d'adhérents qui ont des projets d'installation", décrivent les administrateurs jeunes.
Ce groupe se réunit régulièrement pour aborder des sujets d'ordre technique, économique, financier, sociétal, etc. Comme, vendredi dernier à Landivisiau, où il a été entre autres question de financement de l'installation.
"C'est sûr qu'avec le resserrement des critères bancaires, le financement ne peut plus s'aborder de la même façon, d'autant plus que les structures d'élevage ont évolué", constate un tout jeune installé, rappelant l'existence "d'un fonds jeune au sein du groupement". Et un autre de compléter : "Au-delà de l'accompagnement financier, il y a aussi la bonne préparation de l'installation. C'est dans ce cadre que le Ceta jeunes du groupement propose propose de remettre tout à plat, de passer tous les postes de l'élevage en revue pour partir sur de bonnes bases". Même principe de "cartes sur table" pour l'analyse des prix de revient. "Nous ne sommes pas là pour juger l'autre mais pour progresser. En groupe, nous parlons d'autant plus librement qu'en tant que jeunes nous avons tous les mêmes taux d'endettement, que nous n'avons pas le poids de l'histoire".
Cultiver les liens
Si ces rencontres professionnelles sont l'occasion d'aborder des sujets spécialisés, elles sont aussi un carrefour de relations humaines. "Rien que le fait de se connaître permet, par la suite, de faciliter la circulation de l'information. C'est toujours plus facile de passer un coup de fil quand on se connaît. Et dans ce cas, on va directement à l'essentiel", observe un éleveur.
C'est aussi dans ce dessein de consolider ce ciment générationnel que le groupement a organisé une mini-croisière le week-end dernier. Un aller-retour entre Roscoff et Cork, à bord du Pont-Aven, qui a réuni une cinquantaine de jeunes femmes et hommes, déjà ou futurs installés, salariés. "C'est sûr qu'en deux jours, des liens se tisseront entre nous d'autant qu'un point commun nous réunit déjà : la passion de production porcine", résumait le groupe avant d'embarquer.
Didier Le Du
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