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L'Association Emploi Formation du Morbihan tenait récemment son assemblée générale, l'occasion de faire un bilan partiel de la situation de l'emploi agricole dans le département. Une assemblée par ailleurs consacrée à l'épargne salariale.
Plus d'offres
L'an dernier, ce sont 229 offres d'emploi qui ont été diffusées par la Bourse de l'emploi de l'AEF. C'est 20% de plus que l'année précédente et 60% de plus qu'en 1983. C'est surtout en production porcine que les offres ont progressé, passant de 23 à 58. En nombre d'offres, on retrouve ensuite le machinisme, les jardins et espaces vert et la production laitière.
Sur le total d'offres, les CDI ne représentent malheureusement que 43%, une part en diminution depuis 4 ans. Si les offres en porc, en lait et jardins-espaces vert sont majoritairement à durée indéterminée, c'est nettement l'inverse pour le machinisme et le maraîchage.
De plus, les employeurs demandent très majoritairement une formation agricole et nombreux sont également ceux qui souhaitent du personnel expérimenté, en particulier en machinisme, porc et lait.
Le nombre relativement élevé d'offres d'emploi ne traduit pas une augmentation sensible de l'emploi en agriculture. Seulement moins de 20% des offres correspondent à des créations nettes d'emploi. En porc, seulement 14% des offres sont des créations nettes (contre 42% en lait). C'est dire s'il y a beaucoup de "mouvements" dans les exploitations porcines.
Une demande stable
Face à la progression de l'offre, les demandes sont stables (282). Les plus fortes demandes sont en machisme, lait et porc (plus des 2/3 au total des trois), alors que les jardins-espaces verts sont en forte baisse.
Les demandeurs d'emploi sont relativement jeunes (seulement 30% ont plus de 35 ans) et très majoritairement des hommes (77%). Ils sont pour les trois quarts demandeurs d'emploi. Les demandeurs non issus du milieu agricole ont plutôt diminué, ce qui n'est pas très encourageant quand on sait les efforts de communication réalisés pour attirer les jeunes d'autres milieux.
Bien qu'ils soient relativement jeunes, les demandeurs sont pour plus des deux tiers expérimentés et seulement moins de 20% n'ont pas de formation agricole alors que 40% ont un niveau supérieur (Bac et plus), en particulier pour les productions animales, porcine et laitière.
Mauvaise adéquation
Avec 282 demandes pour 229 offres, on pourrait penser à un assez bon équilibre. Ce n'est pas du tout le cas. Tout d'abord parce que les demandeurs souhaitent très majoritairement des emplois à plein temps en CDI, dans les offres d'emploi, seulement 43% le sont.
L'inadéquation est également évidente dans diverses productions. Ainsi en porc il y a bien plus d'offres que de demandes alors qu'à l'inverse il y a beaucoup de demandes en horticulture alors que l'offre est très faible.
Au final, sur 229 offres diffusées par l'AEF, 182 postes ont été pourvus, dont 110 par l'organisation. Près de 80% des offres pourvues sont en production porcine, machinisme et autres élevages. Seulement 37% des emplois se sont faits en CDD, ce qui traduit bien une certaine précarité de l'emploi dans la production agricole. Pour attirer des salariés, en particulier d'autres secteurs, il faudra sans doute trouver des solutions à cette précarisation.
Une des solutions serait sans doute les groupements d'employeurs, mais ils se sont peu développés sur le Morbihan. Le groupement d'employeurs départemental (Solutis Emploi) peut en être une autre.
Jean Louis Le Rest
Le COSSA, Comité d'entreprise
Mis en place il y a 10 ans, géré par l'AEF et financé par les employeurs, le Cossa (Comité d'Oeuvres Sociales des Salariés Agricoles) permet à près de 1 200 salariés de bénéficier d'un certain nombre d'avantages (cadeaux et repas de Noël, chèques vacances, mutuelle de groupe, bons d'achats, voyages scolaires, carte de réduction …).
Pour en bénéficier, il faut relever d'une des conventions collectives (polyculture-élevage, Horticulture-pépinière, Cuma, ETA) et travailler un minimum d'heures.
Pour toute information, s'adresser à l'AEF 56, tél02 97 46 22 14.
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