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Les concours constituent une activité majeure pour Holstiva. Ainsi l'association a eu en charge la préparation du dernier régional Prim'Holstein en mars dernier à Rennes. Pour Gérard Perrigault, le concours a été une réussite tant par la participation du public, la qualité des animaux que par la prestation du juge québécois en phase avec les jugements effectués en France. Le président a cependant un regret : ne pas avoir rempli toutes les places disponibles. La défection vient du Finistère (19 vaches sur 30) et certains éleveurs d'Ille-et-Vilaine ont pu avoir peur du niveau relevé du concours ! Concours toujours avec la participation au dernier Space et une championne réserve espoir pour le département. Pour 2006, les éleveurs retiendront que le concours aura lieu le mercredi, le jeudi étant la journée génétique. La Bretagne ne disposera plus que 26 places (au lieu de 30). Par ailleurs, des éleveurs du département se sont déplacés sur d'autres concours : Farming Tours, Paris ou encore Vérone en Italie.
Holsti-Vente, couplée avec une porte ouverte avec un robot, avait été un succès l'an dernier en termes de visiteurs. Les vendeurs, eu égard à la qualité des animaux, ont pu être déçus avec un prix de vente moyen de 1425 euros et également 5 invendues sur 21 présentes. Néanmoins, une nouvelle vente de vaches en lait est prévue cette année chez Jean-Pierre Pasquet à Châtillon-en-Vendelais. Holstiva souhaite avoir davantage de propositions afin de procéder à un tri préalable.
L'investissement génétique peu rentable
Le président est également revenu lors de l'assemblée du syndicat à Balazé sur les difficiles négociations qui ont lieu entre les éleveurs, les unités de sélection et les organismes d'élevage (Contrôle laitier…) sur la transformation de l'Upra en organisme de sélection. "A Holstiva, nous tenons à conserver un pointage réalisé en toute objectivité et impartialité afin de garantir la plus grande crédibilité de nos performances". Il est en effet question d'un service allégé de pointage des jeunes femelles sans retour à l'éleveur. Les avis divergent sur cette notion de retour. La création d'une agence génétique régionale est également dans les tuyaux. Elle inclurait les syndicats de race. Mais rien n'est fait.
Pour les passionnés de création génétique, l'effritement des cours (voie mâle et femelle) inquiète. Il ne leur paraît pas acceptable de continuer à investir pour vendre des mâles à 1000 euros (la moitié d'un veau croisé). "Les unités de sélection doivent en prendre conscience", précise le rapport d'orientation. Et ce n'est pas le regroupement des unités qui va apporter des espérances en la matière.
Paul Chauvin
De bons index
Les éleveurs Prim'Holstein d'Ille-et-Vilaine suivis par l'Upra se montrent performants par rapport aux départements voisins et à la moyenne nationale. C'est le cas pour l'Isu (117), l'Inel (13), le TP (0,17). C'est plutôt moyen pour la morphologie, la mamelle, la capacité et la note globale : les Côtes-d'Armor se révèlent au-dessus. Jean Dupire inspecteur Upra souligne cependant que, vu l'effectif de vaches au Contrôle laitier, le nombre de vaches au service élaboré (une sur cinq) reste insuffisant et largement au-dessous des pourcentages réalisés dans les départements voisins. Des actions de promotion du service seraient à élaborer.
De la haute génétique à quatre
Quand on est passionné de génétique, on a envie d'aller toujours plus loin. Mais plutôt que d'acheter individuellement une génisse, quatre éleveurs ont décidé d'acheter quatre génisses à haut potentiel et de les mettre en commun. Pour cela ils ont créé le GIE Génétique Passion avec un mode de fonctionnement précis. Depuis 2001, les quatre femelles ont eu des parcours très différents, l'une a été prolifique en embryons, une autre n'aura pas de descendance. La mutualisation permet de s'épauler, de se motiver dans un domaine où le risque existe.
Les animaux du GIE étant dans les troupeaux de chaque éleveur, les aspects sanitaires représentent une contrainte. Il a fallu aussi se mettre d'accord sur les accouplements, sur la mise à disposition de receveuses, sur le partage des veaux femelles, sur la rémunération du travail… Didier Rozé, Jean-Pierre Pasquet, Michel Sauvage et Christophe Buffet, les quatre associés mettent aussi en avant le côté humain : "Nous partageons ensemble une passion. Il n'est pas évident que l'on soit bénéficiaire. Rendez-vous dans quelques années. Cependant on est sûr qu'avec de la bonne génétique, chacun sera gagnant dans son élevage".
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