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Il fallait l'accord de l'assemblée générale. C'est fait. La coopérative d'insémination animale d'Ille-et-Vilaine et celle de Plounévézel dans le Finistère regroupent leurs moyens au sein de l'Urceo. Certes, les conseils d'administration de chaque coopérative demeurent et les éleveurs restent adhérents de leur coopérative respective, mais sur le plan opérationnel, il n'y a plus qu'une seule structure. Tout cela résulte d'une similitude dans le fonctionnement des deux coopératives tant pour la tarification que pour la politique vis-à-vis de la filière génétique ou encore la maîtrise du schéma de sélection. Jean-Claude Neveu le président estime que "ce regroupement permettra d'optimiser de façon durable les services aux adhérents en maîtrisant leurs coûts et en améliorant leur qualité".
Tout bouge dans le domaine de la génétique bovine. Le président est revenu sur l'accord entre l'Urceo, Génoé (ex-Oger) et Amélis dans le projet A3. Il s'agit de conduire des programmes collectifs de création génétiques à partir des ressources du territoire pour fournir durablement et au meilleur coût les adhérents de produits génétiques fiables et rentables. Et aussi de valoriser les embryons et les femelles issus des élevages. Le nouveau groupe se situe à la cinquième place au niveau international pour la Prim'Holstein. "La réussite du projet permettra aux éleveurs du Grand Ouest de garder la maîtrise de l'amélioration génétique. C'est extrèmement important", tient à souligner Jean-Claude Neveu.
Derrière toutes ces évolutions, il y a une loi d'orientation qui prévoit au 1er janvier 2007 la suppression du monopole de zone pour les centres de mise en place ainsi qu'une adaptation du dispositif collectif d'amélioration génétique. Le système se libéralise. Ensuite le paysage va évoluer. Le nombre de producteurs laitiers va encore diminuer dans une fourchette de 25 à 33 % d'ici 2012. Et la productivité va s'accroître. Tout cela explique les décisions prises.
Paul Chauvin
Moins d'inséminations
Le Centre d'insémination animale d'Ille-et-Vilaine voit chaque année baisser le nombre d'inséminations premières. Cela s'est encore vérifié en 2005 avec un recul de 3,45 %. Il a été moins sensible sur les races laitières (-1,84 %) qui représentent 86 % de l'activité que sur les races à viande (-13,4 %). Cette chute est entièrement liée à une moindre utilisation des taureaux Charolais, Blanc Bleu belge et Limousin dans les croisements. On notera une progression de l'insémination dans toutes les races allaitantes. Par ailleurs, les inséminations réalisées montrent que les taureaux retenus sont globalement améliorateurs sur tous les postes : aucun index n'est négatif dans les races laitières.
Les éleveurs Prim'Holstein ont également profité de la possibilité d'utiliser les taureaux de l'Oger : ils représentent 20 % des IAP et ils apportent de la variabilité. Quant aux taureaux étrangers, ils ne dépassent 5 % des inséminations réalisées.
A côté de la mise en place, la création génétique s'est traduite par la mise en testage de 264 taureaux Prim'Holstein au sein des unités de sélection Oger, Urceo, Midatest, UALC et Poznan. Thomas Krychowski directeur souligne que 85 % des taureaux testés viennent d'élevages des zones des unités, notamment grâce à Alliance génétique mise en place par l'Urceo (600 éleveurs concernés). Les mâles américains, canadiens, hollandais restent, mais en nombre limité.
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