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Des clôtures électriques équipées de ressorts : Les vaches sont bien gardées
 
Sur l'exploitation de Michel et Pascal Rault, associés avec leur mère Françoise, les vaches restent bien sagement dans les prés. Les parcelles pâturées étant situées entre la RN 12 et la ligne de chemin de fer Paris-Brest, plus qu'ailleurs, avoir des clôtures efficaces est indispensable. Les éleveurs évoquent le jour où 30 génisses ont franchi la clôture en fil de fer barbelé, passant de l'autre côté de la ligne de chemin de fer. Un épisode qui aurait pu se solder par un grave accident.

Les agriculteurs élèvent 70 vaches laitières pour un quota de 460 000 litres. Ils réalisent également l'engraissement d'une dizaine de bœufs par an. La SAU totalise 93 ha avec 27 ha de maïs ensilage, 13 ha de blé, 7 ha de colza, 5,5 ha de mélange céréalier, le reste étant en pâture. 23 ha de pâturage sont accessibles aux vaches laitières.

Il y a quatre ans, Michel et Pascal Rault ont fait appel à Stéphane Macé, salarié de la coopérative Le Gouessant, qui se spécialisait alors dans les clôtures électriques. Grâce à une formation avec le technicien, les éleveurs ont appris à installer sur leurs parcelles un système plus sûr et nécessitant peu d'entretien (High tensile de marque Gallagher). "Nous réalisons juste un contrôle visuel de temps en temps", note Michel Rault.
Le fil, constitué d'acier, de zinc et d'aluminium (diamètre de 2,5 mm), est garanti dix ans sans rouille. Des ressorts permettent de garder les fils toujours tendus quelle que soit la température (dilatation) et même si les animaux poussent dessus. Grâce aux tendeurs rotatifs, le fil n'est pas coupé. Les piquets sont positionnés seulement tous les 20 m. "Avec les fils barbelés, il fallait en planter tous les 3 à 5 m. Ce système demandait aussi beaucoup d'entretien", précise Pascal Rault.
En place 25 à 30 ans
"La pose du High tensile prend deux à trois fois plus de temps qu'une clôture normale, mais il reste en place 25 à 30 ans. "Nous l'installons petit à petit autour des parcelles, en double fil pour contenir les différents gabarits de l'exploitation. A l'échelle des paddocks, nous clôturons avec un fil simple pour pouvoir adapter notre assolement". Le coût, plus important au départ, est également rentabilisé par la durée de vie. "Un système électrique simple en acier galvanisé se change tous les 8 ans", complète Stéphane Macé.


Agnès Cussonneau




Diagnostic et formation

Stéphane Macé réalise des diagnostics et conseille gratuitement tous les agriculteurs sur leurs clôtures électriques. Il assure également des formations pour apprendre aux producteurs à maîtriser la pose et l'entretien des clôtures : bien démarrer, faire les raccords, poser l'isolateur, trouver les pannes… Pour le High tensile, il passe une demi-journée avec l'éleveur. Stéphane Macé fait appel si besoin à trois poseurs de clôtures qu'il a formés. Il travaille auprès des producteurs bovins, mais aussi ovins et équins… Des sociétés de chasse peuvent aussi avoir besoin de ses services (pour protéger une parcelle à proximité d'un bois par exemple). Il met en place des clôtures sur les sites du Conseil général et a participé au maintien des Sternes naines, qui se reproduisent sur le Sillon de Talbert (Nord Côtes d'Armor), en protégeant leurs œufs des chiens et renards.

>>> Contact : Tél. 02 96 51 59 51


" Une majorité de dysfonctionnements"

"Chez la majorité des agriculteurs, les clôtures fonctionnent mal, n'étant pas perçues comme une priorité (jusqu'au jour où les animaux sortent des parcelles). Souvent pourtant, il n'est pas nécessaire de changer tout le système. La règle numéro un est d'avoir plus de 3 000 Volts sur la ligne électrique. Selon la longueur et la configuration, nous montons jusqu'à 10 000 Volts. Règle numéro deux : avoir une bonne prise de terre. Parfois, l'énervement des animaux provoqué par les courants vagabonds peut entraîner des pertes économiques (leucocytes par exemple). Pour vérifier le bon fonctionnement de leur installation, les agriculteurs peuvent utiliser un appareil à placer sur la clôture qui mesure la tension et quantifie les pertes éventuelles tout en indiquant leur direction".

Stéphane Macé, spécialisé en clôtures électriques.

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