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Xavier Beulin, vice-président de la FNSEA, invité dans le Finistère à l’occasion de l’assemblée générale de la FDSEA a suggéré de renforcer les interprofessions et la contractualisation pour faire face à la libéralisation des marchés. Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine et membre du bureau de la FNSEA tenait le même discours, il y a quelques semaines. Il appelait à la relance de l’engraissement en France grâce à la contractualisation entre éleveurs et industriels. La notion de contrat avec l’industrie agro-alimentaire suscitait une certaine réserve, il y a encore quelques années, au sein du syndicalisme agricole. C’étaient les années où la production agricole se gérait à coups d’interventions et de restitutions. Avec ses effets pervers : pas besoin de se préoccuper des débouchés. Le métier de l’agriculteur, c’est de produire pas de vendre, pouvait-on entendre. Cette logique était celle d’une époque pas si ancienne que cela et pourtant tellement éloignée du contexte économique d’aujourd’hui. En France, des organisations coopératives ou des groupements de producteurs ont pourtant investi dans des outils de transformation des produits agricoles, voire des marques, à la recherche de valeur ajoutée. Il y a eu des échecs mais aussi des réussites. L’intégration en filière nécessite de produire en quantité et en qualité pour un marché précis. Le contrat de production s’impose alors naturellement. C’est grâce à cette démarche que la production de légumes pour l’industrie du surgelé s’est ancrée en Bretagne. D’autres productions en France se sont développées de la même manière grâce à une contractualisation de la production, accompagnée d’un cahier des charges rigoureux et d’une production contingentée. Soumise à des marchés de plus en plus exposés, la contractualisation permet de sécuriser la production. Aujourd’hui plus que jamais. Pierre Chevalier, président de la Fédération nationale bovine et membre du bureau de la FNSEA tenait le même discours, il y a quelques semaines. Il appelait à la relance de l’engraissement en France grâce à la contractualisation entre éleveurs et industriels. La notion de contrat avec l’industrie agro-alimentaire suscitait une certaine réserve, il y a encore quelques années, au sein du syndicalisme agricole. C’étaient les années où la production agricole se gérait à coups d’interventions et de restitutions. Avec ses effets pervers : pas besoin de se préoccuper des débouchés. Le métier de l’agriculteur, c’est de produire pas de vendre, pouvait-on entendre. Cette logique était celle d’une époque pas si ancienne que cela et pourtant tellement éloignée du contexte économique d’aujourd’hui. En France, des organisations coopératives ou des groupements de producteurs ont pourtant investi dans des outils de transformation des produits agricoles, voire des marques, à la recherche de valeur ajoutée. Il y a eu des échecs mais aussi des réussites. L’intégration en filière nécessite de produire en quantité et en qualité pour un marché précis. Le contrat de production s’impose alors naturellement. C’est grâce à cette démarche que la production de légumes pour l’industrie du surgelé s’est ancrée en Bretagne. D’autres productions en France se sont développées de la même manière grâce à une contractualisation de la production, accompagnée d’un cahier des charges rigoureux et d’une production contingentée. Soumise à des marchés de plus en plus exposés, la contractualisation permet de sécuriser la production. Aujourd’hui plus que jamais.
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