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Il y a un an le laboratoire interprofessionnel laitier d'Angers (Unilab) fermait. L'ensemble des activités était transféré sur le site de Châteaugiron (35). La fusion avec le Cinterliv donnait naissance au Laboratoire interprofessionnel laitier Loire Anjou Bretagne (Lillab). La baisse constante de 3 à 4 % par an des livreurs de lait, et par voie de conséquence des analyses, ont rendu nécessaire cette restructuration. "Elle a été décidée et menée par l'interprofession laitière (production, coopérative et industrie privée) pendant une période de relations difficiles sur d'autres plans. Chacun en a senti la nécessité", tient à souligner Marcel Denieul en qualité de représentant des producteurs.
Châteaugiron a pu absorber l'ensemble de l'activité avec le transfert des matériels d'Angers et grâce à des synergies développées avant la fusion. Il a fallu cependant gérer le personnel d'Angers (19 personnes), certaines ont fait le choix du nouveau site, aujourd'hui le reclassement est presque achevé. "La réussite du plan social faisait partie des objectifs de la fusion, il est globalement atteint", soulignent les responsables. Actuellement, le Lillab fonctionne avec 46 personnes, elles étaient 58 avant le regroupement.
Ce dernier a entraîné une réduction de charges de structure, mais un peu plus de déplacements. "La cotisation de 0,64 euro par 1000 litres (répartie également entre producteur et transformateur) a baissé de 0,03 euro alors qu'elle aurait augmenté de 4 à 5 % si rien n'avait été fait", précise Daniel Chevreul qui préside le laboratoire pour deux ans. Les responsables insistent aussi sur le fait que la fusion n'a pas eu de conséquences négatives sur les services apportés.
Interprofessionnel
Une des caractéristiques du laboratoire est d'avoir un fonctionnement interprofessionnel. Les producteurs s'y retrouvent aux côtés des transformateurs industriels et coopératifs. Le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (CNIEL) est partie prenante pour harmoniser le fonctionnement des différents laboratoires nationaux. Lesquels sont soumis à l'agrément du ministère de l'Agriculture. Aujourd'hui la collaboration avec les laboratoires voisins (Carhaix, Laval, Saint-Lô) permet d'optimiser la logistique de ramassage des échantillons. Ceux-ci devraient augmenter à partir de 2007 avec une prise d'un échantillon à chaque collecte de lait (sans qu'il y ait nécessairement une analyse à chaque fois).
Le Lillab collecte et analyse les échantillons de 24 usines laitières réparties sur l'Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, la Loire-Atlantique et la partie Est du Morbihan. 11 800 livreurs de lait sont concernés, soit 13 % de la collecte nationale. Pour sa première année de fonctionnement, le Lillab a réalisé 8,7 millions d'analyses. L'activité liée au paiement du lait (taux, qualité) représente la moitié du chiffre d'affaires. Il faut y ajouter les analyses réalisées pour le Contrôle laitier d'Ille-et-Vilaine, celles qui concernent le domaine sanitaire demandées par la Direction des services vétérinaires et les groupements de défense sanitaire (brucellose, leucose, IBR, BVD). Le laboratoire est également compétent pour les analyses des eaux (naturelles et résiduaires), des effluents d'élevage, de l'alimentation animale.
Paul Chauvin
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