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Entraînés par leur dynamique président, Jean-Paul Bizien, les anciens exploitants de la FDSEA ont la pêche. Mardi, l'amphithéâtre du Nivot était à peine assez grand pour accueillir les participants à l'assemblée générale. Il faut dire qu'au-delà des revendications portées par le bureau, cette journée est aussi un bon moment de convivialité. Ceux qui ont maintenant la liberté du temps auraient bien tort de ne pas en profiter…
Deux fers au feu
Les retraites en général demeurent le principal sujet de la section départementale qui s'appuie sur la FNSEA pour porter les revendications en haut lieu.
"Le dossier des laissés-pour-compte du plan de revalorisation des petites retraites fait partie de nos préoccupations premières", a déclaré le président, non sans rappeler les ratés qui ont échelonné ce dossier porté au ministère de l'Agriculture depuis 2003. "Certes le processus engagé est positif, mais le plus gros reste à faire", a-t-il souligné. Dans la motion présentée par la section, Jean Moré, secrétaire général, est revenu sur ce point en réclamant "la régularisation immédiate des laissés-pour-compte et une augmentation des retraites de base en rapport avec le coût de la vie".
Dans la même ligne, la différence de traitement appliquée entre les personnes dont la retraite a pris effet, d'une part avant le 1er janvier 2002 et d'autre part après le 1er janvier 2002, irrite fortement la section des anciens. "Cette situation paraît contradictoire avec la loi d'équité du 21 août 2003", lance J.P. Bizien rappelant au passage "les 85 % du Smic, annoncés dans le cadre de la loi Fillon, pour les plus petites retraites". Il poursuit : "Le minimum vieillesse portant bien son nom, il est révoltant que des retraités de l'agriculture et principalement des conjoints ne l'atteignent pas. Nous devons donc tout faire pour qu'une harmonisation des différentes mesures soit effectuée".
Deuxième fer au feu : la retraite complémentaire obligatoire (RCO). Si la section des anciens se déclare "fière de cet événement récent", elle n'en dénonce pas moins la situation confuse qui l'entoure. "Une mise à jour s'impose pour atteindre les 75 % net du Smic. Pour atteindre cet objectif, il faudrait une augmentation de plus de 300 euros en 2006", reconnaît le président, estimant "qu'un abondement par les pouvoirs publics ne serait qu'un juste retour".
"Les femmes ont-elles droit de cité ?"
Et puis, il y a tous ceux qui n'ont pas droit à cette RCO. "Les victimes de la barrière du 1er janvier 1997," comme les appelle la section des anciens. Reste aussi la question des femmes d'exploitant. "Les femmes ont-elles droit de cité ?", interroge Jean-Paul Bizien qui rappelle "que la plupart du temps, elles ont été les collaboratrices efficaces et dévouées du chef d'exploitation. La place qu'elles ont tenue dans l'agriculture mérite qu'aujourd'hui la retraite complémentaire obligatoire leur soit attribuée et la réversion soit très rapidement décidée".
Didier Le Du
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