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Présentation de l'organisation des filières maraîchage et horticulture, découverte d'une installation de cogénération, visite de serres. La tournée marathon organisée à l'attention de Philippe Mauguin, le Monsieur énergie du ministère de l'Agriculture, a passé au crible tous les maillons des filières maraîchage et horticulture sous serre. Objectif affiché par la FDSEA qui pilotait l'opération : "Faire comprendre la réalité économique vécue par les producteurs sous serres exposés à la flambée du coût de l'énergie".
Petit rappel : le prix de l'énergie a progressé de plus de 50 % depuis 1999. Autrement dit, s'il en coûtait 6,74 euros/m2 en moyenne pour chauffer une serre en 1999, il en coûte désormais 14,90 euros/m2 en 2006. Avec des différences importantes entre le gaz naturel desservi en zone 1 (zone tarifaire la plus avantageuse) et le fioul lourd qui représente 25 % des surfaces chauffées dans le département et pour lequel le coût atteint les 17,40 euros/m2 (combinaison fioul + butane).
"Ça ne fait que 2 000 euros/ha"
Dans ce contexte particulièrement chaud, la FDSEA du Finistère a été la première à monter au créneau, relayée quelques jours plus tard par la FNPL au plan national.
Après un premier rendez-vous manqué, le ministère de l'Agriculture a finalement annoncé la mise en œuvre d'un plan d'adaptation doté de 5 millions d'euros dont 4 millions pour le financement des aides conjoncturelles. Une enveloppe jugée notoirement insuffisante, comme l'a rappelé Thierry Merret, président de la FDSEA, en relativisant les effets d'annonce : "Cela ne représente jamais que 2 000 euros/ha de serre, ce qui est bien peu au regard des factures supplémentaires de 74 000 euros/ha ou 39 000 euros/ha que doivent supporter les producteurs selon leur approvisionnement énergétique".
Du côté des pouvoirs publics, on s'empresse d'ajouter que 12 millions d'euros supplémentaires, dont 6 millions d'euros de l'Union européenne, sont d'ores et déjà disponibles pour le soutien aux investissements. "Sachant que les imprimés pour l'aide conjoncturelle sont déjà remplis, que le premier train de l'enveloppe est arrivée et qu'une commission se réunira début mai pour allouer les fonds", précise encore Louis Biannic, directeur de la DDAF 29.
Nouvelles propositions en juin
Mais au-delà de l'aide conjoncturelle, c'est bien des pistes pour l'avenir qu'il faut imaginer (économie d'énergie, changement d'énergie, etc.). "Un groupe de travail national, relayé par des comités départementaux, a été mis en place le 20 avril. Sa première mission a été de prendre contact avec les producteurs finistériens", a indiqué P. Mauguin, chargé de son animation. Et d'afficher clairement : "L'objectif est d'établir des propositions avant fin juin afin de pouvoir commencer les investissements à l'automne, c'est-à-dire avant la prochaine campagne de plantation".
Didier Le Du
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