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Si le nombre de vaches contrôlées se maintient depuis trois ans (autour de 141 000 vaches, soit trois vaches sur quatre et 85 % de la collecte), le nombre d'adhérents (3352) diminue régulièrement d'une centaine par an. Ce qui est vrai en Côtes-d'Armor l'est aussi dans les départements voisins. D'où l'idée d'un rapprochement des quatre Contrôles laitiers bretons.
Elle a pris, lors de la dernière assemblée des délégués à Ploufragan, une dimension concrète. Le service Machines à traire et qualité du lait, ainsi que le contrôle laitier des caprins et des ovins passe à Bretagne Contrôle laitier dès maintenant. Il en va de même pour la comptabilité-gestion et le service paye. Six salariés sont concernés. Un premier pas qui en annonce d'autres.
Progressivement Bretagne Contrôle laitier va introduire de la cohérence dans les domaines qui sont communs aux quatre entités. Il s'agit des ressources humaines, du système d'information, de la communication interne et externe, de la qualité, des achats. "Notre objectif est d'avoir une offre commune de services adaptés aux besoins des éleveurs, de valoriser les partenariats régionaux, de mutualiser les ressources au travers d'un rapprochement progressif. Tout cela pour l'ensemble des éleveurs bretons", explique le président Joseph Langlais. "Quel intérêt s'il n'y a pas une baisse des coûts pour l'éleveur ?" demande un délégué. "C'est bien l'objectif poursuivi, poursuit le président, mais les effets ne seront visibles qu'à terme".
Bretagne Contrôle laitier sera administré par 23 membres (dont 6 des Côtes-d'Armor) et présidé par Christian Denoual (Ille-et-Vilaine). Trois comités professionnels sont mis en place : techniques et services, marketing et commercial, communication externe. Le siège est à Pacé (35). L'association est désormais sur les rails.
Une gamme de services
L'essentiel des domaines de compétence reste départemental. Ainsi une réorganisation en six secteurs au lieu de huit sur le département a été mise en place afin de maintenir la proximité tout en s'adaptant à l'évolution du nombre d'adhérents et des structures. Avec les services proposés, le choix est large avec pas moins de 43 possibilités. Ils concernent aussi bien l'animal (alimentation, reproduction) que le végétal (fourrages, fertilisation, cartographie) ou les systèmes (diagnostics, bâtiments). Les chiffres indiquent que les éleveurs restent très largement attachés à un appui conseil régulier.
Reste le petit dernier Agrael qui vient de prendre son envol depuis un mois sur internet. Il comporte quatre niveaux de service depuis l'identification jusqu'aux outils de pilotage dans tous les domaines de l'élevage. Quelques délégués regrettent que l'accès à leurs propres données soit payant (gratuit avant) et oblige à prendre des services pas nécessairement utilisés. Des ajustements pourraient intervenir. En revanche, il est possible de donner la code d'accès à une personne de son choix (vétérinaire…).
Tous ces mouvements de réorganisation visent à s'adapter à la future mise en concurrence du contrôle de performances qui interviendra en 2008. "La régionalisation nous rendra plus efficients pour répondre aux appels d'offres, souligne le président. D'autre part, le contexte économique plus contraignant nous oblige à proposer des outils et des actions qui permettront aux éleveurs de faire des choix pertinents". Il y a encore des changements à venir qui seront plus ou moins rapides.
Paul Chauvin
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