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Chaque année en mars, les Jeunes Agriculteurs s'adressent aux futurs candidats à l'installation au travers d'un forum où ils peuvent retrouver l'ensemble des organisations professionnelles concernées par l'installation : les Jeunes Agriculteurs, l'Adasea, la Chambre d'agriculture, les centres de gestion, les banques, la MSA, Groupama, FDCuma, service de remplacement et les organisations économiques.
Et, normalement aussi bien sûr la DDAF. Mais, cette année celle-ci avait déserté les lieux. Ce qu'ont regretté beaucoup de jeunes qui auraient bien aimé avoir des renseignements "réglementaires", en particulier sur les DPU et les attributions laitières.
Un certain nombre de jeunes de lycée agricole avaient également préféré la grève et la manifestation anti CPE à l'information sur leur propre installation. Sans doute la solidarité des futurs agriculteurs avec les futurs salariés. Ce qui explique des allées et des stands moins garnis qu'à l'habitude.
Une préparation longtemps à l'avance
Pour une large majorité, les jeunes qui étaient là étaient encore loin de leur éventuelle installation et l'on pourrait imaginer qu'elle ne les préoccupe pas encore beaucoup.Ce qui n'est pas le cas et c'est certainement une bonne chose car cela signifie qu'ils préparent longtemps à l'avance cette étape importante de leur vie professionnelle.
Il est vrai qu'on leur a beaucoup dit qu'il fallait avant de s'installer acquérir une expérience professionnelle et une expérience pratique. Ainsi, ils sont très nombreux à vouloir faire au moins un stage à l'étranger et aussi à faire autre chose avant, que ce soit salarié dans la production agricole ou le para agricole ou même dans d'autres branches très différentes.
Ainsi ce jeune qui compte s'installer avec ou après ses parents, producteurs de lait : "Après mon BTS, je ferai très certainement un ou deux stages de plusieurs mois à l'étranger, de préférence aux Etats-Unis ou au Canada. Ensuite je pense faire quelques années de salariat dans la production agricole, en tant que salarié permanent dans une exploitation ou en service de remplacement. Probablement que je m'installerai ensuite en Gaec avec mes parents. Mais peut-être aussi que si le travail de salarié me plait, j'attendrai leur départ en retraite car de s'associer ce n'est pas toujours facile. Et qui sait, peut-être qu'en fonction de la conjoncture, je ne m'installerai jamais".
Ce qui effraie aussi un peu les jeunes, c'est la complexité du parcours d'installation et celle de la partie administrative par la suite. Mais, ce n'est pas suffisant pour les décourager complètement et, à les écouter, il y aura encore des installations dans quelques années.
JL Le Rest
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