Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°6114 |
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Morbihan (56)
GDS 56 : Assemblée du Groupement de Défense Sanitaire, contrôle systématique BVD pour les animaux non bretons
 
Le Groupement de Défense Sanitaire du Morbihan tenait son assemblée générale la semaine passée à Questembert. L'occasion de faire le tour de l'état de santé du cheptel morbihannais et surtout des précautions à prendre pour le maintenir ou l'améliorer selon la situation. Pour illustrer les précautions à prendre et animer les débats, deux éleveurs (Béatrice Briand, de Nivillac et Yannick Rolland, de Ruffiac) ont, le temps de l'assemblée générale, envisagé de fusionner leurs troupeaux.
S'il est un point qui ne s'améliore pas dans le département, c'est celui du nombre d'éleveurs de bovins qui (au 28 février 2006) étaient de 5 800, en diminution de 4,70 % en un an et de près de 10 % en 2 ans.
La maîtrise collective de la BVD devient obligatoire
L'information la plus importante de l'assemblée est sans aucun doute la modification apportée à la lutte contre la BVD dans le département. Jusque-là un plan de maîtrise collective avait été mis en place depuis 5 ans, mais sans mesures contraignantes pour les éleveurs.
Si globalement la situation s'est sensiblement améliorée ces dernières années suite à ce plan (plus de 50% des bovins sont maintenant garantis non Ipi), on a constaté en 2005 une augmentation du nombre de troupeaux en catégorie C (troupeaux auparavant indemnes qui ont été contaminés). Deux causes ont été très bien identifiées : les introductions de bovins et les contaminations de voisinage. Ainsi par exemple, importer dans son élevage des animaux non bretons multiplie par 10 le risque d'avoir la BVD dans son élevage (voir Paysan Breton du 24 mars).
C'est pour cette raison que l'assemblée générale du GDS a voté à l'unanimité une résolution qui prévoit que tout bovin non breton importé dans le département devra désormais être soumis à un dépistage de la BVD (par PCR), sauf si l'acheteur peut présenter une garantie de bovin non Ipi. La facturation sera partagée entre le GDS (pour les adhérents) et l'acheteur.
De même, pour lutter contre la transmission entre voisins, une réflexion est en cours avec les DSV des 4 départements bretons pour élaborer un arrêté préfectoral qui rendrait obligatoire un dépistage pour connaître le statut de tous les élevages vis-à-vis de la BVD (sauf pour les cheptels d'engraissement dérogataires).
Une situation globalement saine
Pour la BVD comme pour les autres maladies, l'objectif reste d'alléger les prophylaxies lorsque c'est possible sans prendre de risque et d'apporter aux acheteurs toutes les garanties avant la transaction et non après. C'est tout à fait possible pour les animaux morbihannais et plus globalement bretons, compte tenu de la très bonne qualité des qualifications des cheptels. En Morbihan, 96 % des 5 800 élevages ont des cheptels avec Asda verte et appellation IBR.
Il n'en est pas souvent de même à l'extérieur de la Bretagne. L'an dernier, il y a eu plus de 29 000 contrôles d'introduction, dont 5 700 hors Bretagne. Pour ce qui est des maladies réputées contagieuses, aucun cas n'a été détecté l'an dernier en tuberculose et brucellose et seulement 6 bovins positifs en leucose ont été abattus. Il n'y a pas eu non plus de cas d'ESB.
Pour l'IBR, la situation morbihannaise est favorable avec 99,8 % des cheptels contrôlés négatifs et aucun nouveau troupeau positif. Il faut cependant rester très vigilant car les contrôles d'introduction ont révélé 3 fois plus d'animaux positifs que l'année précédente (216 bovins, dont plus de 200 originaire hors Bretagne).
En para tuberculose, il y a une stabilité du nombre de cas détectés (66 en 2005) et une augmentation du nombre d'élevages qualifiés.
Pour la néosporose, c'est également la stabilité avec 68 cas l'an dernier, mais beaucoup de bovins sont encore positifs lors des contrôles d'introduction.
La Fièvre Q est une maladie encore mal connue, mais on sait qu'elle est très fréquente dans les élevages et peut se transmettre à l'homme. Pour les bovins, elle joue un rôle en particulier dans les avortements. Des travaux de recherche sont menés avec l'École vétérinaire de Nantes et un protocole de diagnostic a été mis au point pour les élevages.
Les cas de salmonellose sont en diminution constante, avec une douzaine de cas contre plus de 200 il y a seulement une dizaine d'années. Quant au botulisme, il devient une maladie rare, mais on constate toujours quelques cas isolés.
Enfin, la situation leucocytaire du lait s'améliore depuis 5 ans, mais reste au-dessus des autres départements bretons (243 000 de moyenne contre 230 000). 10 % des producteurs livrent encore un lait à plus de 400 000 cellules.


EN BREF

Opération Hermine : Les GDS et les vétérinaires bretons ont mis en place un tri et la collecte des déchets vétérinaires. Une solution simple à coût raisonnable, avec 22 points de collecte.

Formation : Le GDS poursuit ses actions de formation avec en particulier "L'éleveur infirmier" (examen du bovin malade). Le même type de formation existe en moutons et chèvres.

Section avicole : La fin de l'année 2005 a été marquée par la préparation à l'éventualité d'une crise de grippe. Par ailleurs, les suivis qualité et l'étude sur les volailles d'un jour se poursuivent. Rappelons également que le confinement des volailles reste obligatoire sur le département.

Section caprine : Les adhérents comptent plus de 4 100 chèvres et se structurent. Dans l'ensemble, la situation sanitaire est très satisfaisante.

Section ovine : La section se développe avec maintenant 73 éleveurs pour près de 6 000 brebis. La situation sanitaire est satisfaisante et en particulier le département est reconnu indemne de brucellose ovine.



Jean Louis Le Rest



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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Avril 2006
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