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La France est un modèle reconnu au-delà de nos frontières en matière des gestion sanitaire. La crise majeure de la fièvre aphteuse nous l'a rappelé en 2001", a présenté Gilles Lavollée, président de la Fédération départementale des groupements de défense sanitaire du bétail d'Ille-et-Vilaine (FDGDS 35), lors de l'assemblée générale le 4 avril à Pacé. Il a aussi rappelé le cas de la maladie de Newcastle sur un élevage de pigeons à Louvigné-de-Bais en novembre dernier, "qui a parfaitement démontré la bonne cohésion entre le GDS et la DDSV (Direction départementale des services vétérinaires), et l'intervention efficace de notre filiale GDS 35 HE, à la demande de la DDSV, dans les deux heures qui ont suivi la suspicion pour stopper le risque de contamination". Aux GDS et DSV, le président ajoute la profession vétérinaire pour constituer le trépied autour duquel s'articule l'organisation sanitaire.
"Tous les efforts réalisés ont permis d'obtenir une excellente situation sanitaire, mais il faut en tirer les dividendes", a ajouté Marc-Henri Cassagne, directeur de la Fédération nationale des GDS. Une première étape a été réalisée dans ce sens avec les allègements des prophylaxies de la tuberculose et de la brucellose qui ont permis des économies aux éleveurs. En contrepartie, l'état a instauré une visite annuelle obligatoire des élevages bovins par le vétérinaire sanitaire, pour la prévention et la maîtrise des risques. Au 31 décembre 2005, cette visite était réalisée dans 75% des élevages avec 81% de situations satisfaisantes. Les élevages classés à risque sanitaire doivent en cas de vente de bovins, procéder aux contrôles de la brucellose et/ou de la tuberculose avant le départ des animaux.
Contrôle des mouvements
Si la situation est aujourd'hui excellente, l'heure est à la prévention. "Il faut éviter que les maladies ne reviennent en renforçant notamment les contrôles sur les mouvements d'animaux, surtout en provenance des autres pays européens et des pays-tiers", ajoute le directeur. Il se prononce aussi pour une simplification des documents à fournir par les éleveurs. "Nous disposons du système informatique Sigal, qui contient toutes les données concernant la traçabilité, la sécurité alimentaire, les contrôles, les inspections, les visites des services vétérinaires… Valorisons cet outil".
Il cite en exemple les Asda (Attestations sanitaires à délivrance anticipée) qui sont éditées à partir de Sigal : "Mettons-y d'autres informations. C'est l'informatique qui fera le travail". Le "paquet hygiène"* prévoit que, dans trois ans, les données sanitaires accompagnent l'animal à l'arrivée à l'abattoir. "Là encore utilisons Sygal pour simplifier".
Concernant la formation, le GDS 35 a poursuivi les cycles "éleveur infirmier", en lien avec les vétérinaires traitants. "Le module de base comporte deux journées axées sur l'examen de l'animal malade d'une part et le médicament vétérinaire et le carnet sanitaire d'autre part. Des sujets thématiques divers vont venir compléter la formation de base : maîtrise de la santé du veau, des mammites, de la reproduction».
Lors de l'assemblée, les responsables sont également revenus sur l'opération Hermine qui concerne la collecte et la destruction des déchets de soins vétérinaires. Opération lancée en juin 2005 par l'Union bretonne des GDS, l'Union régionale des groupements techniques vétérinaires de Bretagne et le GIE Lait-Viande. "Au 31/12/05, 31 cabinets vétérinaires étaient engagés dans la démarche (dont 29 en Ille-et-Vilaine), 1 coopérative et 319 éleveurs".
Agnès Cussonneau
* Le "paquet hygiène", composé de plusieurs textes législatifs adoptés par l'Union européenne, vise à refondre, harmoniser et simplifier les dispositions très détaillées et complexes en matière d'hygiène qui sont actuellement dispersées dans 18 directives communautaires. L'objectif général est de mettre en place une politique unique et transparente en matière d'hygiène, applicable à toutes les denrées alimentaires et à tous les exploitants du secteur alimentaire y compris ceux de l'alimentation animale. Le but est aussi de créer des instruments efficaces pour gérer les alertes, sur l'ensemble de la chaîne alimentaire.
En bref
- 8 354 éleveurs ont adhéré à la FDGDS en 2005. Cotisations sur 568 405 bovins.
- Le nombre de cheptels "indemnes d'IBR" s'élève à 7 927 en Ille-et-Vilaine (fin 2005).
- En paratuberculose, le nombre de cas cliniques isolés au LDA 35 est en augmentation.
- En BVD, les GDS s'attaquent à la maîtrise des risques de voisinage avec un troupeau infecté et des risques d'introduction. Le fichier des animaux garantis apporte un plus sur ce dernier volet.
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