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Il existe plusieurs types d’abreuvoirs sur le marché : le bol avec un système de poussoir, la tétine ou sucette, le pousse-tube au-dessus d’une auge, l’abreuvoir à niveau constant. « En fait plus que le type d’abreuvoirs, ce sont le positionnement en fonction de la catégorie d’animaux, le réglage pour un débit adapté et l’entretien qui sont importants », explique Patrick Massabie de l‘ITP du Rheu. Considérant que les principaux fabricants proposent aujourd’hui des matériels de qualité et fiables.
L’abreuvoir à bol et palette existe en plusieurs tailles en fonction de l’âge des animaux (porcelets, post-sevrage, engraissement). Les animaux s’y adapte facilement. Il ne donne pas lieu à du gaspillage et reste en général relativement propre.
La sucette grâce à sa conception présente l’intérêt de se régler au débit d’absorption de l’animal. Et garantit la propreté du breuvage, mais peut entraîner du gaspillage.
La fontaine ou poussoir au-dessus d’une auge équipe en général les nourrisoupes. Ce type peut aussi être disposé au-dessus d’une augette. Cependant le risque de salissures par les urines ou excréments n’est pas négligeable. De plus en cas de pathologie digestive, il constitue un vecteur de recontamination ou de transmission d’animal à animal. En fait pas très adapté pour les porcelets et porcs charcutiers. Par contre il convient pour faire de la soupe aux truies.
Position et réglages
La position est un élément important, notamment pour des animaux jeunes qui doivent pouvoir accéder facilement. La hauteur doit être en fonction de l’animal. « Bien positionné et bien réglé quel que soit le type d’abreuvoirs, les consommations varient peu ». Idem pour le réglage du débit. Il sera conditionné par le type d’abreuvoir et le stade physiologique de l’animal (voir le tableau ci-dessous).
Des compteurs placés sur les circuits permettent de détecter les gaspillages et les fuites éventuels. Ils peuvent en outre constituer un indicateur de consommation. « Un chercheur Danois a mis en évidence qu’un brusque changement de comportement dans la consommation révèle une probable pathologie ». Un indicateur pour l’éleveur. De même, dans le cadre de l’administration d’un traitement par l’eau de boisson, il est important de pouvoir vérifier si effectivement cela a été consommé. Il faut alors opter pour un compteur salle par salle.
Autre élément essentiel, la maîtrise de la pression dans les canalisations qui doivent être de dimensions suffisantes pour limiter la vitesse de l’eau (2 m/seconde) et éviter les « coups de béliers ». Il faut néanmoins veiller à une pression suffisante pour qu’en bout de ligne la source ne soit pas tarie.
Le débit de chaque abreuvoir est à contrôler périodiquement. S’il n’est pas conforme, il convient d’en déterminer la cause : pression, filtre obstrué par des salissures. Le nettoyage du filtre et le réglage du gicleur (pousse-tube et sucettes) doivent permettre de rétablir un fonctionnement satisfaisant.
Pierre Dénès
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