Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Ovins : Assemblée d'Ovi Ouest, le taux de certification peut encore progresser
 
Si le plan de relance ovine favorise de nouvelles installations, il permet, pour le moment, de stabiliser le nombre d'éleveurs et surtout d'augmenter le nombre de brebis (+ 6 %), au sein d'Ovi Ouest. Le groupement est maintenant agréé pour toute la Bretagne et les départements limitrophes. "L'objectif est de compenser les cessations d'activités par de nouvelles installations afin de conserver le potentiel ovin breton", souligne Jean Le Cadre, président d'Ovi Ouest .
Améliorer la répartition des ventes
Les ventes d'agneaux d'Ovi Ouest sont mieux réparties que les années précédentes. Par rapport à la demande, on note toujours le creux de novembre à février et l'excédent de mai à août. "Deux voies d'amélioration sont envisagées : faire naître des agneaux de bergerie en septembre-octobre pour des ventes entre Noël et Pâques. Et d'autre part retarder la lutte de lots de brebis à l'herbe pour étaler les ventes entre octobre et décembre", note Jean-Yves Connault, directeur.
L'augmentation du taux de certification est un autre axe de travail : 32 % des agneaux sont encore vendus en "standards" sans certification. Dans les élevages qui ont reçu l'agrément pour vendre des agneaux certifiés, le taux de présentation (pourcentage d'agneaux présentés aux évaluations à l'abattoir) s'élève à 80%, contre 78 % en 2004.
La raison majeure de non-présentation à la certification concerne un dépassement de l'âge d'abattage par rapport aux contraintes des cahiers des charges. Les agneaux dépassant l'âge maximum autorisé connaissent des croissances faibles engendrant des coûts de production élevés limitant la rentabilité de l'élevage. "Pour assurer une meilleure croissance à ces agneaux, notamment ceux élevés à l'herbe, il faut envisager une complémentation au pâturage, une régularité dans les traitements anti-parasitaires, une rentrée précoce en bergerie si nécessaire", poursuit J.Y Connault.
Gras huileux
Le taux de certification est de 57 %. Comme en 2004, la première cause de non-certification (34 %) est le défaut de couleur et/ou de tenue du tissu adipeux sous-cutané (gras huileux). "Deux autres motifs présentent également une fréquence élevée : un défaut de poids de carcasse (25 % des agneaux déclassés) et un excès d'état d'engraissement (21 %). Ces trois motifs représentent plus de 75 % des déclassements", déclare Vincent Bienfait, responsable technique.
Les facteurs alimentaires expliquent l'apparition de ces défauts. Le rationnement quantitatif du concentré en finition avec le sexage des agneaux est une technique qui a fait ses preuves mais elle est exigeante en travail. D'où la mise en place d'un essai pour tester la compatibilité d'une distribution à volonté d'un aliment fibreux avec l'obtention de carcasses de bonne qualité.


Repères

- groupement ovin : 144 adhérents pour 25 831 brebis
- groupement caprin : 85 adhérents pour 23 130 chèvres
- 30 000 cabris et chevreaux de boucherie ont été commercialisés par le groupement. Les campagnes 2004 et 2005 se caractérisent par des livraisons importantes sur une courte période (février-avril), conséquence de la politique des laiteries sur le prix du lait de chèvre.


Patrick Bégos


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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Avril 2006
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