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Une étude réalisée par la Chambre d'agriculture de Bretagne prévoit pour 2007 un besoin de l'ordre de 1620 personnes formées pour satisfaire aux besoins de la production agricole. 520 correspondraient à des installations et 1100 à des salariés ayant une formation agricole du niveau BEPA à BTS. «La difficulté, explique Anne Bertagniolo (Chambre régionale) aux responsables des associations de remplacement d'Ille-et-Vilaine lors de leur assemblée, réside dans le fait que les jeunes formés arrivant sur le marché serait de 1030. Soit un déficit de 590. Un chiffre qui est à majorer du fait qu'un certain pourcentage ne reste pas dans l'agriculture. Le déficit annuel peut alors être estimé à 900 en 2007 et 1060 en 2010". Pour l'Ille-et-Vilaine, les besoins se chiffrent à 450 avec seulement 300 jeunes formés.
Ces chiffres résultent d'hypothèses de travail en fonction des cessations d'activité, des surfaces qui vont à l'installation et à l'agrandissement, de la démographie, des changements d'activité... Ils ont le mérite de fixer les tendances Des tensions existent déjà pour certaines productions comme le porc, le machinisme, l'horticulture, le remplacement. La concurrence avec d'autres secteurs d'activité est bien réelle.
L'étude pointe aussi les secteurs les plus sensibles au déficit : il s'agit du maraîchage et de l'horticulture (la moitié des besoins) suivis de l'élevage (un poste sur trois). Le Finistère reste le département le plus demandeur avec plus de la moitié du déficit suivi des Côtes-d'Armor.
Il y a donc lieu de revaloriser les métiers de l'agriculture. Au moins pour conserver les jeunes formés. L'agriculture a encore une image d'un secteur en crise et en marge, avec des conditions de travail difficile pour une main-d'œuvre à la fois peu ou très qualifiée. En revanche, un travail proche du vivant, utile et également très technique est également mis en avant. Fiches métiers, DVD montrant le travail, site internet (www.agrimetiers.com) sont quelques uns de outils mis en œuvre. De l'attractivité dépend aussi le volume de production que pourra fournir la région à l'ensemble de l'agroalimentaire. L'enjeu n'est pas mince.
Paul Chauvin
Le remplacement, une activité en expansion
Les associations de remplacement qui se retrouvent dans la Fédération (FAR 35) comptaient quelque 2934 adhérents en 2005, soit 9 % de mieux en une année. Conséquence directe, le nombre de salariés à plein temps est de 35 (10 de plus) auquel il faut ajouter 300 vacataires. Au final, 147 000 heures de remplacement ont été effectuées en 2005. Les adhérents font appel pour la maladie, les congés y compris maternité. D'une année à l'autre, c'est la part de congés qui a le plus progressé. Le constat que les agriculteurs ont envie de vivre comme les autres.
Dominique Trubert, le président, a rappelé que l'objectif était de pouvoir répondre aux demandes quelles que soient les productions à un prix abordable et cela grâce au bénévolat des responsables des associations locales. Le niveau départemental permet de prendre le relais si nécessaire et il assure les tâches administratives (salaires, factures…). FAR 35 est aussi devenu Service départemental de remplacement depuis le début de l'année.
Les associations devront s'habituer à bénéficier de moins d'aides (ADAR) pour les remplacements pour des formations, mandats professionnels... Il va leur falloir gérer aussi les demandes pour congés qui génèrent depuis le début de l'année un crédit d'impôt. Mais sur le sujet, le président a demandé d'être prudent, les circulaires d'applications ne sont pas encore connues. Patience.
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