Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " ORGANISATIONS " | Article n°6062 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 03 septembre 2010) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
AGRICULTRICES : Elles sont 290 000 en France, la parité en progrès, mais peut mieux faire
 
L’analyse du SCEES porte sur des données 2003 qui n’ont sans doute que peu évolué depuis. Elles montrent que les femmes ont de l’importance dans l’activité agricole : elles étaient 290 000 en 2003 contre 590 000 hommes à travailler dans les exploitations dites professionnelles. Pourtant, les écarts de responsabilité sont tout de suite évidents : si 62 % des hommes sont exploitants et 19 % salariés, 37 % seulement des femmes sont exploitantes et 14 % sont salariées. Le gros des troupes (40 %) a le statut de conjointes non salariées. Cela implique une responsabilité différente mais aussi un statut social souvent moins intéressant. La retraite de base est plus favorable pour le chef d’exploitation que pour le conjoint collaborateur ; la retraite complémentaire ne concerne que le chef d’exploitation et seul celui-ci a droit à des indemnités journalières en cas d’accident du travail.
Conjoint collaborateur
Si elle est loin d’être à parité, la situation des femmes s’est tout de même améliorée ces dernières années. Le statut de conjoint collaborateur a été créé en 2000 mais, selon les statisticiens, il n’est encore que peu utilisé. La création des EARL (exploitations à responsabilité limitées) a donné naissance au statut de coexploitante même s’il ne s’agit pas d’un réel partage de responsabilité. À tel point qu’il a fallu attendre la loi de 2005 pour y avoir accès sans demander l’autorisation du chef d’exploitation. Ce n’est donc pas étonnant si les femmes s’engagent moins à la ferme. Ainsi, 75 % des conjointes d’exploitants de moins de 30 ans n’ont aucune activité sur la ferme contre 30 % seulement des 50-60 ans. « La contribution des filles d’agriculteurs ne cesse de se réduire », notent les statisticiens.
Avant une succession
Cependant, les femmes qui restent actives au sein des exploitations, le sont parfois de plus en plus. Le statut de coexploitante s’est également développé dans le cadre de Gaec (Groupement d’exploitation en commun), souvent entre une mère et son fils, en attendant une succession. Le Scees note que « nombreuses sont celles qui ont repris la direction de la ferme à la retraite de leur conjoint. » Un statut « officiel » dans lequel un autre actif, plus jeune, un fils par exemple, s’investit quotidiennement dans l’attente de la succession.

Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 31 Mars au 7 Avril 2006
Imprimer l'article Imprimer l'article



Alain Boutin et Marie-Laure Ropers à Ploubazlanec (22) / Un écrin d'arbustes et de fleurs pour se détendre





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 10832 depuis 1997)