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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°6047 |
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Ille et Vilaine (35)
(35) L'usine Coopédom est saturée au printemps : Optimiser l'outil et économiser l'énergie
 
Avec plus de 37 700 tonnes de fourrages déshydratés l'an dernier, Coopédom confirme sa progression, même si le tonnage est légèrement inférieur à celui de l'an dernier qui était à un niveau record en raisons des conditions climatiques.
Ce tonnage est réalisé par 660 adhérents "actifs". Un nombre relativement stable depuis une dizaine d'années, malgré les nombreux départs en retraite.
Luzerne et maïs en progression
Les fourrages déshydratés sont de diverses natures que l'on peut classer en trois types avec des légumineuses, des graminées et du maïs.
Les légumineuses, et en particulier la luzerne (qui est en progression) représentent le tonnage le plus important avec 14 500 tonnes. Rien d'étonnant quand on voit les rendements et la qualité produite, avec un apport intéressant de fibres et de matières azotées (près de 20 % de moyenne)
On trouve ensuite les graminées (RGI, RGA, RGH, fétuque, mélanges) avec près de 8 600 tonnes. Mais la tendance est nettement à la diminution pour ces graminées. Pour le maïs épi, c'est la même tendance à la baisse. Par contre, le maïs plante entière est en augmentation sensible (+ 14 % l'an dernier), ce qui est intéressant pour étaler l'activité. Une partie importante de ce maïs est vendue à l'extérieur et est utilisée en particulier pour l'alimentation des veaux.
Sécher tous ces fourrages demande évidemment une grande quantité d'énergie puisque la consommation par tonne est de près de près de 2 700 kW h (en augmentation), fournis à 90% par du charbon (12 300 tonnes) et 10 % par le gaz. Ramené à la tonne déshydratée, le coût énergétique du séchage est de 34,14 euros par tonne auquel s'ajoute un coût électrique d'un peu plus de 3 euros. Au total, le coût énergétique de la déshydratation représente au moins un tiers du total.
Optimiser les outils
Ce coût énergétique, les responsables de la coopérative aimeraient bien sûr le limiter. Pour cela, ils réfléchissent à des récupérations d'énergie et aussi à des énergies de substitution au charbon.
Des solutions sont techniquement possibles mais, il faut auparavant être sûr de la rentabilité des investissements qui seraient nécessaires. Un calcul d'autant plus difficile que la vision à long terme n'est pas évidente avec une politique agricole européenne à géométrie variable sur le long terme.
Par contre, sur le court terme et sans investissements considérables il peut y avoir des adaptations possibles d'une part pour répondre aux besoins des adhérents et d'autre part pour optimiser l'outil et ainsi réduire les charges de structure à la tonne produite.
C'est ainsi que les éleveurs sont de plus en plus demandeurs de balles en brins longs et pour cela la coopérative a investi en presse. Un autre objectif est également de développer la déshydratation de maïs pour allonger la période de travail. Sur ce plan, c'est bien parti avec des ventes non négligeables et en progression à des firmes extérieures, en liaison en particulier avec le développement de l'utilisation par les veaux et la progression des rations sèches. Cette progression suppose aussi un développement du service commercial de la coopérative. De plus, cela permet un nouveau débouché pour valoriser la production de certains adhérents.

J. L. Le Rest



L'intensification restera un atout

Après leur assemblée générale, les adhérents de Coopédom ont bénéficié de l'intervention d'Olivier Lapierre (Institut National d'agronomie Paris Grignon) sur l'optimisation des résultats économiques dans les exploitations. Certains auraient sans doute souhaité des orientations plus concrètes. Ils auront cependant retenu quelques points essentiels :
- L'herbe et les concentrés devraient prendre une plus grande place dans les assolements.
- Le maïs devrait diminuer mais rester la base de l'alimentation en hiver.
- La luzerne ne devrait pas augmenter, mais elle continuera à sécuriser les systèmes.
- L'intensification animale restera plus que jamais un atout majeur.












Agrobio 35 : Pascal Vallée nouveau président

Il s’agit de Pascal Vallée, agriculteur de 45 ans en production laitière. Il succède à Yves Jan. Sa ferme, située à Goven (sud de Rennes), est en bio depuis 1998. Pascal Vallée n’oublie pas qu’il vient de l’agriculture conventionnelle et il a annoncé que le maintien du dialogue avec les collègues, bio, doit rester une priorité pour le groupement. Il met en première priorité pour cette année 2006 le combat pour des cahiers des charges cohérents.

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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 31 Mars 2006
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