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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Article n°6022 |
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OVINS, charte des Bonnes Pratiques : Vers une démarche de progrès, au-delà de la réglementation
 
L'évolution des règles de conditionnalité de la Pac a conduit les professionnels à refondre la Charte des Bonnes Pratiques en production ovine. "L'objectif est d'aider l'éleveur à prendre en compte l'évolution de la réglementation et d'aller plus loin dans la démarche de progrès", souligne Anthony Letort, du GIE Lait Viande de Bretagne. L'engagement devrait être facilité chez les éleveurs qui avaient adhéré à l'ancienne charte CQVO.
L'adhésion à la Charte des Bonnes Pratiques est obligatoire pour bénéficier des aides du plan de modernisation des bâtiments d'élevage et des aides GIE-Conseil régional-Office de l'Elevage, concernant le soutien aux démarches qualité, aux équipements et à l'amélioration génétique et sanitaire.
Traçabilité et identification
Sans rentrer dans toutes les exigences de la Charte, que l'éleveur pourra consulter auprès du GIE ou de son groupement, il est intéressant d'en détailler les points forts. La Charte préconise d'abord de mettre en place des fiches descriptives de l'exploitation, avec ses caractéristiques, son encadrement zootechnique et sanitaire.
"L'éleveur doit garantir la parfaite traçabilité des animaux de son élevage, par un bouclage complet et actualisé de ses animaux. Il note la date de pose des boucles, conserve les documents de circulation et inscrit les dates de naissance sur un carnet qu'il conserve 5 ans", explique Anthony Letort.
Garantie sanitaire du cheptel
La garantie sanitaire constitue un axe essentiel de la Charte : le cheptel sera qualifié "indemne de brucellose", les béliers doivent être génotypés avec des génotypes favorables par rapport à la tremblante (qui fait l'objet d'un plan de contrôle strict), l'inventaire des béliers et de leur génotype sera tenu à jour. L'éleveur s'engage à respecter la réglementation sur l'introduction des animaux dans son élevage et leur isolement.
Il s'engage également à assurer des traitements sanitaires appropriés et tracés, il tient à jour le cahier sanitaire qu'il conserve 5 ans, respecte la posologie des médicaments, les délais d'attente. Il stocke les médicaments dans un lieu fermé et adapté et les élimine au-delà de leur date de péremption. Les ordonnances sont conservées 5 ans ainsi que les fiches de visite du vétérinaire. Une liste des aliments médicamenteux est tenue à jour.
Alimentation et hygiène
L'alimentation doit être saine, équilibrée et tracée : des animaux en bon état, des fourrages de bonne qualité, des abreuvoirs en quantité suffisante, une eau potable, l'achat d'aliment auprès de fabricants référencés, l'absence de mélanges d'aliments entre espèces. Les bons de livraison et les étiquettes des aliments seront conservés 5 ans.
La Charte de Bonnes Pratiques concerne également le volet hygiène et bien-être des ovins. Les animaux devront être en bon état corporel, avec une litière sèche propre et correctement éliminée. L'éleveur doit noter les dates de curage des aires paillées et utiliser seulement des détergents autorisés. Il s'engage à maintenir les auges et les abreuvoirs propres et à mettre en place un plan de lutte contre les nuisibles. Le bâtiment sera suffisamment aéré et éclairé. Les animaux seront manipulés à l'aide d'un équipement approprié. L'éleveur participe enfin à la protection de l'environnement en aménageant des voies d'accès stabilisées à ses bâtiments, en entretenant les abords de la ferme, en enregistrant ses pratiques d'épandage.

Patrick Bégos



Comment s'engager dans la démarche de Charte de bonnes pratiques ?

"Nous avons bâti une démarche en 6 étapes, à l'attention des éleveurs avec les points suivants", explique Anthony Letort, du GIE Lait-Viande de Bretagne. "Je m'auto-évalue. Je décide de m'engager dans la Charte. J'accepte un premier diagnostic par un technicien. Je m'engage à mettre en place les mesures éventuelles. Le technicien valide l'adhésion. Je m'engage chaque année à faire réévaluer la situation de mon exploitation".

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Date de l'article : semaine du N° du 24 au 31 Mars 2006
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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