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Si l’on en croit les études de l’Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines (Unip) et de l’Organisation nationale interprofessionnelle des graines et fruits oléagineux (Onidol), il y a 5 leviers à actionner pour réduire notre dépendance au soja (L’UE est déficitaire à 77%). Il faut d’abord valoriser les co-produits des biocarburants (drèches de blé et tourteaux de colza et tournesol) pour l’alimentation animale. « La diversification des assolements apparaît également primordiale. Les protéagineux occupent une trop faible place dans les assolements », explique Katell Crépon de l’Unip. Si en France, les protéagineux représentent 3 % des terres arables (et 20 % des assolements), en Allemagne, ils ne représentent que 2 %.
Substituer lorsque c’est possible
Troisième levier préconisé par l’Unip et l’Onidol : augmenter le pois dans l’alimentation du porc. « On peut formuler un aliment sans soja pour le porc charcutier avec 40 % de pois, supplémenté en acides aminés (ou complémenté par des tourteaux de colza) sans dégrader les performances de croissance », indique Katell Crépon. Autre « levier » intéressant : l’alimentation des vaches laitières. « Le soja est parfaitement substituable dans l’alimentation des vaches laitières », explique Olivier Lapierre du Centre d’études et de recherches sur l’économie et l’organisation des productions animales (Céréopa). Enrichir leur ration de base en protéines en valorisant l’herbe apparaît être un moyen intéressant. Dernier levier : les volailles de chair. « Dans des systèmes à croissance rapide, l’alimentation en soja est indispensable », explique Katell Crépon. En revanche, l’allongement de la durée d’élevage permet, selon le Céréopa, de réduire la concentration en protéines de l’aliment et favorise l’utilisation de sources de protéines « locales ».
Producteurs de lait : A qui profite l’OMC ?
« Pompeusement baptisées “cycle du développement”, les négociations actuelles de l’Organisation mondiale du commerce méritent-elles cette appellation ?», s’interroge la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait).
Une étude récente de UBIfrance sur «l’impact de l’accord de Marrakech sur l’évolution de la production et des échanges mondiaux de produits laitiers» tendrait plutôt à prouver le contraire, souligne le syndicat. Selon la FNPL, l’accord de 1994 s’est traduit par une baisse importante des restitutions (aides à l’exportation), une ouverture accrue du marché intérieur de l’UE et une diminution sensible de certaines aides. « La tournure prise par les négociations actuelles montre que les dispositions envisagées en matière d’aides à l’exportation et de protection aux frontières n’apporteront rien aux pays en développement. En revanche, elles menacent directement le devenir de milliers de producteurs européens pour le plus grand bien de Fonterra, la société qui bénéficie d’un monopole d’exportation en Nouvelle-Zélande et qui étend désormais ses ramifications dans le monde entier ».
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