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Depuis quelques jours, le CPE fait la Une de l’actualité. Pendant que journaux, radios et télévisions, mettent en avant l’info « chaude », la grippe aviaire ou plus précisément « influenza aviaire », puisque le terme « grippe » est paraît-il réservé aux humains, se fait un peu oublier. Le virus est en sommeil dans les rédactions… La baisse de la consommation de volaille est moins importante qu’il y a quelques semaines. Sans doute, grâce aux conseils rassurants sur l’absence de risques et aux offres promotionnelles faites par la distribution. Une nouvelle campagne de promotion devrait démarrer fin avril. Elle permettra peut-être de consolider le retour à la confiance entamé ces derniers jours. Les vides sanitaires dans les poulaillers reprendront alors des durées normales. Cependant le problème subsiste. Les oiseaux migrateurs en provenance de zones infectées remontent progressivement vers le Nord, mais ils reviendront l’année prochaine. Et la maladie est mondiale. Dans les pays asiatiques, elle s’est installée depuis quelques années. Le rôle des oiseaux migrateurs aurait été sous-estimé. Et les organisations internationales telles que la FAO des Nations Unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ou l’organisation internationale de la santé animale (OIE) rappellent que leurs conseils n’ont pas été entendus par les pays riches, ni mis en œuvre en temps et en heure. La Commission européenne vient finalement de décider que 50 millions d’euros seraient débloqués début avril pour l’aide internationale. Pour l’OMS, l’objectif numéro un est l’amélioration de la qualité des services vétérinaires dans les pays les plus pauvres. Une préconisation qu’elle tente de faire comprendre à la communauté internationale depuis plusieurs années. Il n’est jamais trop tard.
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