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La Coordination Rurale bretonne est déjà en campagne pour les prochaines élections à la Chambre d’agriculture en janvier 2007. Jacques Baux, son président costarmoricain mobilise ses troupes. Ce sera de toute évidence un test de représentativité, alors que le syndicat fait le forcing pour rentrer dans toutes les interprofessions.
Lors de l’assemblée du syndicat départemental qui s’est tenu le 8 mars à Lamballe en présence d’une quarantaine de personnes, après la présentation du projet de biocarburant (huile de colza) en pays de Méné, le débat a surtout porté sur les dossiers laitiers et avicoles.
Jean Louis Naveau, producteur de lait dans la Sarthe et Président de l’OPL, organisation des producteurs de lait, a fait un tour d’horizon des revendications de la Coordination et notamment insisté sur la difficile négociation pour obtenir un poste d’observateur au sein de l’interprofession laitière (CNIEL).
Il argumente : « Tous les producteurs de lait cotisent à hauteur d’1,22€/1000 litre, ils sont donc en droit d’être tous représentés au CNIEL. Et nous considérons que la FNPL n’a pas mandat à représenter les producteurs de la Coordination ». Il rappelle en outre que le Cniel est financée à hauteur du 2/3 par les producteurs et 1/3 par les industriels. Ce qui doit selon lui donner plus de pouvoir aux producteurs. Un sujet qui devrait de nouveau être abordé lors du congrès de l’OPL en Mai à Loudéac. « Un prix du lait rémunérateur avec l’exemple du Canada » sera le thème du congrès.
La Coordination est évidemment loin de se satisfaire de l’accord national sur le prix du lait, dénonçant la flexibilité qualifiée de désastreuse. Elle considère que la baisse des prix ne fait que précipiter la restructuration.
Bernard Lannes, trésorier de la CR Nationale, a réaffirmé la volonté du syndicat de retrouver un revenu pour toutes les productions. « Nous demandons des prix et non des primes. Nous savons tous que ces primes ont un avenir incertain. Le refus de ce système baisse des prix+primes, a été dès 1992 le cheval de bataille de la Coordination Rurale».
Autre sujet largement évoqué, la situation de la production avicole par Pierre Lech’vien et plus particulièrement les incidences désastreuses de l’influenza aviaire. « Les aides proposées par les pouvoirs publics sont insuffisantes et malciblées ». Il est particulièrement opposé aux propositions de mise en jachère des poulaillers et demande un soutien de marché pour permettre aux éleveurs de continuer leur activité. « Si le marché se porte bien, tous les maillons de la filière se porteront bien ».
Pierre Dénès
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