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Sommaire | " DOSSIERS " | Mouches | Article n°5993 |
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DOSSIER MOUCHES du 17/03/2006
 
Sommaire :

HYGIÈNE : La lutte contre les mouches commence dès mars................................Page 11
BOVINS : Nettoyer et désinfecter les bâtiments.....................................................Page 12
ELEVAGE BOVIN : Commencer tôt et être rigoureux dans l’application..................Page 12
PORC : Passer rapidement à l'attaque.....................................................................Page 13
PONDEUSES : Pas de pitié pour les mouches.........................................................Page 13





Pondeuses : Pas de pitié pour les mouches


Un essai réalisé avec deux larvicides, dans un poulailler de pondeuses au sol, a permis de réduire sensiblement la population de mouches au printemps et en été.


Dans un élevage de pondeuses, la présence de mouches peut engendrer des problèmes de voisinage, notamment quand l’atelier est proche des habitations. Les mouches trouvent en effet de bonnes conditions de développement dans les fientes. Dans des poulaillers avec cages et séchage de fientes, le taux d’humidité est souvent inférieur à 30 %, si bien que le taux de survie des mouches est quasiment nul. Ce n’est pas le cas en poules au sol où le taux d’humidité des fientes (autour de 60 %) offre des situations quasi idéales.
Porteuses de bactéries
La présence de mouches peut porter préjudice aux résultats de l’atelier. « Elles peuvent être porteuses de germes de bactéries. La mouche s’infecte en se nourrissant sur les excréments et contamine ensuite les aliments, véhiculant des salmonelles ou des collibaciles », explique Gilbert Inizan de Bayer Santé animale.
Les murs et les plafonds sont souvent noirs. Ce ne sont pas des crottes mais la salive que la mouche dépose sur le substrat qu’elle veut ingérer, pour le dissoudre. La mise en place de mesures d’hygiène se révèle donc indispensable pour lutter contre leur développement.
Deux produits testés
Des essais ont été réalisés dans un élevage de pondeuses fermières au sol, au Gaec de Kerguinérien à Lanrodec (22), en collaboration avec Bayer Santé animale et le GDS avicole 22. Il s’agit d’un poulailler de 700 m2 (5 500 poules) comportant un caillebotis de 500 m2. Deux produits ont été utilisés dans cet essai qui s’est déroulé entre la mi-avril et la mi-août 2005.
Un larvicide, le Baycidal, a été épandu sur les fientes à raison d’1 kg par 500 m2 de surface, dilué dans 280 litres d’eau et épandu au moyen d’un arrosoir, au travers du caillebotis. Ce produit rémanent est efficace sur les mouches et les ténébrions.
« Nous avons également appliqué du Quick Bayt au rouleau à peinture sur une bande de 20 cm sur le plafond, au dessus des pondoirs (sur un côté du bâtiment) et sous les volets d’aération (côté sortie sur le parcours). Les bandes de couleur rouge attirent les mouches qui restent collées sur le produit. Ces deux traitements sont renouvelés une fois par mois », explique Didier Le Goux, associé du Gaec de Kerguinérien.
Une fois par semaine, l’éleveur procédait au comptage des mouches piégées sur une bande de papier collant sur deux faces. Avant traitement, le nombre de mouches par piège variait entre 220 et 365 selon les pièges. Après traitement, de mai à août, on relève en moyenne de 25 à 30 mouches par piège.
0,16 euro par poule
« Nous avons consommé 3,5 kg de Baycidal et 3 kg de Quick Bayt par bâtiment sur la saison pour un temps de travail supplémentaire évalué à environ 9 heures pour le bâtiment de 700 m2 », souligne Jean-Pierre Le Roux, salarié du Gaec. « En réalisant une application mensuelle d’1 kg de Baycidal et d’1 kg de Quick Bayt, sur une période de 6 mois, d’avril à septembre, le coût par poule peut être évalué à 0,16 euro par poule en ne comptant que le produit et 0,22 euro en comptant le produit et la main d’œuvre », estime Félix Mahé, du GDS avicole 22.
Cet essai s’est révélé concluant et montre que l’application de produits insecticides réalisée selon un protocole rigoureux pemet de maîtriser les populations de mouches aux périodes spécifiques.
La mise en place d’un premier traitement quand les populations de mouches ont commencé à se développer fait baisser le nombre de mouches dans un délai de 3 semaines. « Le seuil de population à ne pas dépasser se situe autour de 50 mouches par semaine et par piège. Au delà, les mouches sont repérables par l’éleveur et cette limite indique que les populations commencent à augmenter », déclare Félix Mahé. « L’installation de pièges dans les bâtiments devrait démarrer au mois de mars. Lorsque le nombre de mouches piégées par semaine dépasse 50, l’application du traitement doit être renouvelée chaque mois ». Pour les éleveurs, confrontés à une conjoncture tendue, le principal problème reste le coût de l’opération.



Patrick Bégos



Des conditions humides et chaudes

La mouche domestique a une durée de vie de 2 à 3 semaines en été et de 2 mois en hiver. Elle pond en milieu humide et chaud (70 à 80 % d’humidité). A moins de 20°C, le cycle se maîtrise plus facilement mais dans les poulaillers, la température dépasse souvent 20°C, ce qui accélère le cycle.
Chaque ponte équivaut à environ 100 à 150 œufs (2 à 6 pontes par femelle). Une mouche peut donc pondre 500 œufs. Même avec un taux de survie de 50 %, elle peut donc donner naissance à 200 mouches en l’espace de quelques jours. A ce rythme, la population explose rapidement.

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Date de l'article : semaine du N° du 17 au 24 Mars 2006
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