Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
(56) CONFÉDÉRATION PAYSANNE : 3 petites fermes plutôt qu'une grande, une assemblée et des panneaux pour le dire
 
Près de 38 000 paysans dans le Morbihan en 1980, moins de 15 000 une vingtaine d'années plus tard et encore beaucoup moins en 2010. Pour la Confédération Paysanne du département, le problème du nombre de paysans et d'emplois dans l'agriculture a toujours été au cœur des débats et le sera plus encore à l'occasion de leur assemblée générale qui se déroulera le mardi 14 mars à la Chambre d'agriculture de Vannes.
Moins de paysans ne fait pas le revenu
"Avant la réflexion sur le nouveau Programme Agricole Départemental (PAD), nous avions demandé à l'Administration de faire un bilan du précédent (8 années). Il apparaissait clairement qu'en Morbihan il y avait toujours autant de production, mais deux fois moins de paysans et avec un revenu moyen à peine égal au Smic".
Pour Dominique Raulo et ses collègues de la Confédération, c'est bien là la preuve que la diminution du nombre de paysans ne fait pas s'améliorer les revenus et par contre augmente le travail de ceux qui restent avec l'agrandissement des exploitations.
Le constat est général sur le département et la Confédération en a fait des déclinaisons cantonales. À titre d'exemple, de 1980 à 2000, le canton de Pluvigner est passé de 1036 à 392, Vannes Est de 648 à 273. Ou encore, le canton de Muzillac a perdu 30 paysans par an : "On a beau dire que c'est une loi naturelle, pour notre part nous ne sommes pas d'accord. Nous avons du mal à concevoir une vie rurale sans paysans et les autres catégories qui habitent nos cantons n'ont pas non plus envie d'avoir si peu de paysans car ils participent à la vie économique et sociale et entretiennent le paysage, même si l'agrandissement des exploitations amène parfois à le dégrader à cause des gros matériels et de l'emploi plus massif de phytosanitaires".
Il faut y rajouter la dégradation des conditions de travail et de vie : "Malgré plus de mécanisation, on voit de plus en plus de paysans travailler la nuit. La seule alternative qu'on nous propose est une augmentation des volumes par travailleur pour compenser les baisses de prix".
Pour la Confédération, l'alternative est de changer de politique agricole : "La politique menée n'est pas une loi naturelle. Elle est organisée et il faut dénoncer ceux qui laissent faire. Une majorité des fermes libérées vont à l'agrandissement alors qu'il y a plus de candidats à l'installation que d'offres".
Des panneaux aux chefs-lieux de cantons
Cette information sur la disparition des paysans ne se fera pas qu'en assemblée générale. Pour sensibiliser la population et les élus, les responsables de la Confédération ont préparé des panneaux avec quelques chiffres montrant le déclin de la population active agricole. Ils vont les placer aux entrées des chefs-lieux de cantons.
"Dans nos communes rurales, des élus se battent pour créer quelques emplois alors que dans le même temps de trop nombreux emplois agricoles disparaissent le plus souvent dans l'indifférence", affirment les responsables syndicaux. "Il y a des gens qui tous les jours montrent que l'on peut faire autrement. Il y a des voies d'installations intéressantes avec peu d'investissements et il faut que nous puissions le dire aux jeunes dans les sessions d'installation. Tout le monde ne doit pas investir 190 000 euros pour s'installer sur une ferme laitière".


Jean Louis Le Rest



Problèmes d'actualité

Une délégation de la Confédération devait rencontrer Madame le Préfet mercredi dernier pour aborder quelques problèmes d'actualité, dont :
- Diagnostic amiante : La Confédération avait lancé un "autodiagnostic" par les agriculteur, jugé bien sûr insuffisant. "En fait l'État se déresponsabilise en faisant reconnaître aux agriculteurs qu'ils ont de l'amiante chez eux et en sont responsables".

- Grippe aviaire : "L'enveloppe prévue est nettement insuffisante et nous demandons à ce qu'elle soit distribuée en fonction des actifs. Les premières victimes vont être les éleveurs, bien avant les industriels".

- DPU : "Ils induisent beaucoup d'inégalités et de concurrence entre paysans. Certains n'ont pas ou peu de DPU et on ne va pas dans le sens de la maîtrise de l'environnement".

- Élections Chambre d'agriculture : "Nous ne sommes pas en campagne, nous sommes plutôt au travail tous les jours dans nos campagnes"

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Date de l'article : semaine du N° du 10 au 17 Mars 2006
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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