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Dans le département du Finistère, la résorption des excédents d’azote a atteint 62 % de l’objectif départemental, ce qui représente 9 341 tonnes sur un objectif de 15 107 t. C’est le résultat annoncé par Jacques Jaouen, président de la Chambre d’Agriculture et André Paul, chargé du dossier résorption.
Le traitement dans 253 exploitations
La solution qui résorbe les plus grandes quantités d’azote est le traitement : 3 142 t. pour 253 exploitations. Deux autres solutions résorbent chacune 2800 t. D’une part l’alimentation biphase qui concerne 1152 élevages et d’autre part le transfert (274 élevages en grande majorité avicoles). Les cessations ou les baisses d’activités ne représentent que 6 % des quantités résorbées. Plus de 130 projets de nouvelles stations ont été déposés ou sont en construction.
L’analyse de l’évolution par canton montre également la diversité des situations. Trois cantons Scaër, Quimper, et Plogastel St Germain ont aujourd’hui résorbé plus que leur objectif. Par contre, 15 cantons ont un taux de résorption inférieur à 62 % de leur objectif.
Sur les 326 stations de traitement que compte la Bretagne, le Finistère en regroupe 161 dont 145 stations individuelles. 45 ont été mises en fonctionnement depuis un an dont 6 semi-collectives.
Plus de stations biologiques
Les stations utilisant un procédé biologique sont les plus nombreuses : 110 soit 68 % du total. Elles traitent 85 % des volumes. En Bretagne, la proportion de stations biologiques est encore plus importante (79 %). La grande majorité (75 %) des stations de compostage et physico-chimiques sont situées dans le Finistère.
Les projets les plus importants, comme LSE (40 éleveurs), ont tous rencontré des difficultés pour être acceptés localement alors que certains d’entre eux mettaient en avant les synergies liées au traitement des déchets organiques de différentes origines (agriculture, agroalimentaire, collectivités) et la valorisation énergétique sur un territoire par la méthanisation.
Face à ces refus, des éleveurs ont entrepris de se regrouper à plus petite échelle (de 2 à 10 éleveurs). Cette formule est encouragée par la Chambre d’Agriculture. Les projets qui se concrétisent se forment souvent autour d’un noyau d’un ou plusieurs élevages de taille moyenne autour duquel viennent s’agréger de plus petits producteurs, à l’exemple du GIE de l’Horn (voir page 8). « Il faut plus que jamais, inciter les éleveurs à préférer le collectif plutôt que l’individuel, avec le soutien de la profession agricole, des élus des collectivités et des administrations », poursuit J. Jaouen.
Patrick Bégos
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