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La Fédération bretonne des contrôles laitiers existe déjà depuis plusieurs années. Elle permettait des échanges et des actions conjointes. Fin décembre, elle a franchi un nouveau cap en actant la mise en commun d’un certain nombre de moyens au sein d’une association « Bretagne contrôle laitier ». Il appartient aux différents syndicats départementaux d’approuver les décisions lors des assemblées générales extraordinaires.
Mutualisation de moyens
Concrètement, si chaque structure départementale est maintenue, il y une mutualisation d’un certain nombre de moyens et une régionalisation de deux services : le service machine à traire et le service contrôle caprins-ovins. De fait 40 personnes deviennent salariées de la structure régionale. Les éleveurs concernés par ces services seront directement facturés par la structure régionale.
La mutualisation des moyens se traduit par la définition de différents pôles de compétences, supports aux contrôles laitiers départementaux, pour la comptabilité et le contrôle de gestion, les ressources humaines, l’informatique, la communication externe et institutionnelle, la démarche qualité, les achats groupés. Le management de chaque pôle est confié aux directeurs départementaux.
Ce rapprochement renforcé des structures vise à s’adapter aux évolutions de l’élevage avec une baisse du nombre des éleveurs, et à préparer l’ouverture à la concurrence de certains services (contrôle de performances notamment) imposées par la législation communautaire. « On est plus fort à 4 que seul », note le président Joseph Langlais.
Une structure forte
« Il s’agit en outre de mutualiser un certain nombre de ressources et de partager des compétences pour asseoir une offre de services de qualité, diversifiée et évolutive », poursuit le directeur Stéphane Lambert. En sachant que les 4 structures départementales ne sont pas tout à fait au même niveau de services. L’objectif est aussi de créer une structure forte qui puisse s’imposer dans des alliances avec différents partenaires du monde de l’élevage.
Bretagne contrôle laitier s’est dotée d’un conseil d’administration de 23 membres issus des conseils d’administration départementale, au prorata de l’activité de chaque structure départementale (6 pour le département 22, 5 pour le 29 et pour le 56 et 7 pour le 35), ainsi que d’un comité exécutif rassemblant les 4 directeurs. Le Conseil d’administration va en outre s’appuyer sur 3 commissions : « marketing et commmercial », « techniques-services, communication » .
Pierre Dénès
Les contrôles laitiers en Bretagne :
- 13 000 éleveurs de bovins, 40 éleveurs de chèvres et 7 éleveurs de brebis
- 547 000 vaches contrôlées, 7200 chèvres, 1300 brebis
- En bovins : 70 % des élevages, 77 % des vaches et 85 % du lait
- 1080 salariés (750 équivalents temps plein, 340 techniciens).
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