Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Morbihan (56)
(56) CAMIA : Dans un an, la structure juridique disparaîtra : La Camia va laisser la place à Génoé
 
La prochaine assemblée générale de la Camia sera une assemblée de dissolution de la structure coopérative. Elle aura alors 60 ans d'activités et tous ceux qui ont contribué à sa construction et plutôt actuellement à son évolution pourront être fiers du travail accompli. Et ils ne devront pas avoir de regrets car la Camia ne disparaît pas, elle se regroupe avec d'autres pour être plus forte et continuer à apporter les services que les éleveurs attendent.
L'essentiel du rapport d'orientation du président, Gilles Thomazo, a été axé sur cette évolution qui est un choix raisonné et non une décision prise dans l'urgence. Il s'est appliqué à rassurer les adhérents sur la poursuite de l'efficacité économique et du maintien de la proximité avec les adhérents. Dès cette année, la nouvelle structure va se mettre en place et les éleveurs ne verront sans doute pas grande différence. Pour avoir déjà largement évoqué la création de Génoé, (voir Paysan Breton du 10 février), nous n'insisterons pas davantage sur cet aspect.
Toujours en baisse
S'il n'y avait pas urgence pour l'instant à restructurer, la nécessité en serait certainement apparue dans quelques années car la baisse d'activité se poursuit depuis la mise en place des quotas laitiers. Alors que la part des vaches inséminées est toujours aussi élevée, l'activité d'insémination a baissé de moitié depuis 1983. Une activité très partiellement compensée par d'autres activités comme les constats de gestation, en forte augmentation.
L'an dernier, la coopérative a encore perdu 220 adhérents pour cause de cessation (- 4,7 %) et 3 900 inséminations premières (- 2,3 %). Les seuls points positifs sur ce plan sont la diminution du croisement sur vaches laitières et la progression (légère) des inséminations sur femelles allaitantes.
Cette nouvelle diminution des inséminations a entraîné un résultat d'exploitation négatif et un résultat final également négatif (- 62 300 euros). Malgré cela, la structure financière de la coopérative reste saine, d'autant plus qu'à l'avenir, le Centre de formation de Kérel ne viendra plus grever les résultats. Rappelons sur ce plan que l'atelier porc a été loué à un jeune agriculteur et l'atelier laitier à la Chambre d'agriculture comme support à la formation.
Moins 2,5 % en races laitières
La diminution des IA est due en totalité aux races laitières qui ont presque toutes diminué.
La Prim'Holstein a perdu 3 % de femelles inséminées mais on note une baisse du croisement. Le bilan génétique à l'insémination est plutôt moins bon qu'à l'habitude, dû à une sortie de taureaux moyenne, ce qui explique aussi la progression des doses achetées à l'extérieur (8,8 % du total). On constate aussi une progression sensible du nombre de taureaux utilisés et un choix plus orienté vers la morphologie.
En Normande, la perte est également de 2,4 % après 2 années de progression. Le bilan génétique à l'IAP est intéressant, en particulier en production.
La Pie Rouge est la race qui a le plus chuté avec une diminution de 4,1% des effectifs inséminés (après une hausse en 2004). C'est également une des races où il y a le plus de croisement. Elle connaît pourtant un très fort progrès génétique, avec une progression rapide de la base mobile.
La Montbéliarde continue sa progression avec un nombre de femelles inséminées qui arrive pratiquement au niveau de la Pie Rouge (4 315).
Bien d'autres races sont utilisées et en particulier la Pie Noire Bretonne (1 335 IAP et 3 000 sur des retours), la Brune, la Jersiaise, la Simmental, l'Abondance, l'Armoricaine ...
Progression en vaches allaitantes
Le croisement avec des races à viande sur laitières a diminué de 15%, pour se situer autour de 11 à 12% , ce qui paraît être un niveau tout à fait normal. Le Limousin reste largement en tête, devant le Blanc Bleu Belge et le Charolais.
Le nombre de femelles allaitantes inséminées est par contre en progression, même si le taux reste encore bien trop faible. Près de 5 300 femelles ont été inséminées, soit un gain de près de 5 %. Autre fait encourageant, le nombre de croisées diminue alors que les IA progressent pour toutes les races pures. Les Charolaises restent les plus nombreuses suivies des Blondes et des Limousines.

Au total (races laitières et races à viande), ce sont 1 164 taureaux qui ont réalisé au moins une IA sur l'exercice (sans les taureaux de testage). C'est dire la complexité de la gestion des doses de semences.





Jean Louis Le Rest

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Date de l'article : semaine du N° du 25 Février au 3 Mars 2006
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