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Le Cedapa, le Gab (bio) et la Confédération paysanne, membres du collectif régional anti-OGM, appellent à manifester le samedi 18 février, à 14H00, à Saint Brieuc contre le projet de loi sur les cultures OGM. Une action qui s’inscrit dans une démarche régionale et nationale alors qu’un projet de loi doit venir en débat devant le Parlement début mars.
Le premier des arguments avancés pour leur hostilité est la dissémination des OGM sur tout le territoire, sans aucune possibilité de s’y opposer de la part de ceux qui n’en voudraient pas. « C’est une technique totalitaire et irréversible », s’insurge Joseph Templier, président du Groupe-
ment des agriculteurs agrobiologistes en Côtes d’Armor. Elle remet en question l’existence même de la production bio. « Dans certains pays (par exemple l’Espagne), des agriculteurs ont perdu leur certification ». Il réclame le principe de précaution adopté dans d’autres domaines .
Robert Hamon du Cedapa dénonce « la contradiction entre la volonté affichée par les professionnels, les élus de toutes les tendances de reconquérir la qualité de l’eau, et l’autorisation d’implanter des cultures qui produisent elles-mêmes leur insecticide. Non seulement, ces plantes diffusent en permanence un insecticide à des doses supérieures à celles utilisées au travers d’un traitement classique, mais elles continuent d’en produire après la récolte au travers des racines et résidus de récolte ». Rappelant en outre « qu’en fait dans les pays qui utilisent les OGM, au fil des années, l’utilisation des produits phytosanitaires ne cesse de croître». Balayant ainsi tous les arguments sur la préservation de l’environnement avec l’utilisation des semences OGM.
Selon les trois organisations, la Bretagne aurait tout intérêt à s’opposer à la diffusion des semences OGM pour son image de marque. Inquiètes de l’apathie des agriculteurs, « demain ils ne pourront plus réutiliser leurs semences », des consomma-
teurs, « ils n’auront plus le choix leur type d’alimentation », des élus, « ils restent pour le moment au stade des vœux ». Sans pour autant s’opposer l’utilisation des OGM pour la recherche médicale. « Elle est possible en milieu protégé ».
Pierre Dénès
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