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Les exploitations en bio dans le Morbihan étaient au nombre de 207 l'an dernier. Un chiffre stable depuis 5 ans. Sur ce total, 130 fermes adhèrent au Groupement des Agriculteurs Biologiques du département, soit près des deux tiers. Dans le même temps, les moyens humains que les adhérents ont à leur disposition se sont étoffés puisque le Gab compte actuellement une équipe de 6 salariés.
Beaucoup de communication vers le grand public
Le groupement a auprès de ses adhérents tout d'abord un rôle professionnel et de recherche de références. Il le fait en particulier au travers de groupes d'échanges (lait, maraîchage, agriculture durable) et de journées de formation. À cela viennent s'ajouter différentes actions techniques tels que rallyes cultures, démonstrations, réunions, actions diverses sur les bassins versants, visites …
Mais, plus encore que sur les aspects techniques, c'est vers les consommateurs que le Gab oriente au maximum ses efforts. Tout d'abord en mettant différents outils au service de l'information et de la communication. Ainsi l'an dernier on peut noter en particulier la création et la diffusion de différents outils de signalisation, la conception de sacs de papier pour les marchés.
À tous niveaux, des efforts sont réalisés pour aller à la rencontre des consommateurs, que ce soit sur les marchés, sur les foires et salons, par des portes ouvertes dans différentes fermes, l'organisation du "Printemps de la bio"… Des actions où les producteurs eux-mêmes s'impliquent énormément.
Les efforts s'orientent aussi vers la restauration collective et en particulier les écoles. Les résultats suivent, avec un développement sensible et une zone géographique plus large en 2005 (centre Morbihan). C'est ainsi que l'an dernier 165 000 repas 100% bio ont été servis et 260 000 avec au moins deux ingrédients bio.
Structuration de filières longues
Les efforts de structuration des filières dites longues (mais avec le moins possible d'intermédiaires) sont réalisés essentiellement au plan régional. Ils ont porté l'an dernier surtout sur le lait et les céréales.
Pour le lait, c'est surtout la réflexion sur l'élaboration d'une caisse de mutualisation qui a été la priorité. Un objectif pas facile à mettre en œuvre mais d'autant plus important qu'une part non négligeable du lait (plus de 40%) est encore valorisé en conventionnel, même si la tendance est à l'amélioration.
Pour les céréales, les mises en place et les structurations avancent. Elles concernent l'orge brassicole avec l'an dernier 90 tonnes (9 producteurs), le blé meunier et le sarrasin avec la construction d'une filière transparente et solidaire qui a concerné 600 tonnes de farine. Les céréales pour le petit-déjeuner se développent également avec 1 000 tonnes pour 26 producteurs. Enfin, un programme d'expérimentation sur l'avoine nue pour des boissons végétales est mis en place.
Développer les circuits courts
Si les filières longues sont indispensables, les circuits courts sont privilégiés au maximum. Ainsi, le Gab accompagne la réflexion pour la mise en place d'un magasin de producteurs dans la région de Questembert. De même, il est sollicité pour des projets d'Amap (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne), qui débouchent en particulier sur la réalisation de paniers de produits commandés par des consommateurs. Il participe également à mettre en place des bornes internet d'information sur la bio et permettant de commander des produits locaux, en privilégiant la proximité.
Circuits courts toujours avec le développement de la vente de produits bio dans les magasins de proximité (épiceries et supérettes) dispersés sur le territoire pour permettre à tous les consommateurs d'avoir accès aux produits bio.
Ainsi, de nombreuses demandes pointent et, pour pouvoir les satisfaire et assurer une continuité, le Gab, avec d'autres, va essayer de structurer l'offre et organiser une logistique départementale pour une bonne adéquation de l'offre à la demande.
Jean Louis Le Rest
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